• Sorties Septembre 2016

    Samedi 10/09/2016 : BRM 200 km Le Roux (Falisolle)
    Par Alain Darville

    Le BRM 200 de Le Roux (ex Falisolle) est organisé par Yves Wilmart. Toujours assez exigeant avec lui-même et avec ce qu’il fait, il ne doit (peut) pas y avoir de problème avec le parcours et la trace GPS. Et il n’y en eu pas.

    Je pensais être seul, Pierre-Yves était de garde pour le Van Damme, Patrice soignait toujours ses fondements blessés lors du 1000, Nicolas devait abreuver de sa science ses élèves, Fred était toujours blessé au mollet. Je me disais qu’il y aurait bien quelques cyclos avec qui rouler ce BRM. Et il y eu Gabriel, avec qui j’avais fait la flèche belge de fin mars 2016.

    Toujours aussi fort, malgré qu’il roule moins qu’avant, nous avons fait le BRM ensemble. Il devait temporiser dans les montées mais je parvenais à le suivre sans trop chercher mes limites.

    La première étape jusque Yvoir, n’était pas piquée des hannetons, petite boucle pour faire le compte des 200 km, ça monte, ça descend. Yvoir est atteint après 50 km, alors qu’en ligne droite, cela fait 25 km. A Yvoir Yves réapparait, il avait oublié ses chaussures et a dû aller les chercher après les inscriptions. Donc le duo devient un trio, la flèche belge se reforme, ne manquent plus que Fred et Patrice, qui ne sont jamais apparus. Au trio nous allons ajouter deux sympathiques néerlandophones qui vont rouler avec nous jusqu’au bout. Nous sommes donc devenu un quintet.

    Mais entre-temps nous avons dépassé Bernard, Louis, Jan, Robert, et d’autres cyclos, principalement du nord du pays, les francophones brillants par leurs absences, sauf Roger toujours fidèle au poste malgré ses presque 74 ans. Peter, Frank, et d’autres sont déjà loin devant. La disparition de Frank lors du BCC du Marche est enfin élucidée (voir résumé) : Il a mangé des frittes avant de finir son parcours.

    La sortie d’Yvoir est assez corsée, côte à 10%, ensuite longue montée vers Purnode. Ensuite ce seront une succession de côtes jusque Marche en Famenne. On frise les 1300 m pour 103 km, dans les rapports d’un cyclo-coteurs.  A Marche, repos. Test dans une boulangerie d’un chausson aux pommes (gosette aux pommes). Test fait dans toutes les boulangeries rencontrées lors des BRM. C’est pas le meilleur, mais ça allait, il y a eu pire. Et on repart. Yves nous assure que le retour sera moins pentu. Jusque Natoye, j’ai du mal à le croire, mais après , enfin, c’est plus cool. Grosse descente jusqu’Yvoir où je me fais larguer par le petit groupe. Roger apparait devant, mais comme il fait des ravitos très courts, il sera vite reparti d’Anhée.

    3ème contrôle à Anhée, et ensuite c’est le ravel qui passe par Maredsous, cela monte longtemps, mais ce n’est pas trop dur.

    Nous arrivons enfin à Le Roux. 9h30 pour faire ce 200 km, avec 2200 m de dénivelé. Le soleil était de la partie, trop chaud pour moi (jusque 30° en septembre), mais c’est peut-être le dernier beau jour, chaud et ensoleillé de l’année, donc prenons ce qui vient.

    Merci à Yves pour son beau parcours, pas trop facile et à Gabriel et Yves pour m’avoir supporté.

     


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    Jeudi-Dimanche 01-04/09/2016 : BRM 1000 km - Borders of Belgium

    Par Pierre-Yves Rosoux

    En juin, Alain étant empêché me propose de racheter son inscription au BoB 2016. Plus tard j’apprendrai qu’il aurait pu le rouler mais la motivation ou l’envie n’y était plus et entretemps il avait roulé un autre brevet de 1000km.

    Je trouve le principe de ce Brevet Randonneur Mondial (BRM) original, faire le tour des frontières du Royaume, dans le sens anti-horloger en max 75h.

    Me voilà donc jeudi 1er septembre à Wachtebeke avec André et Patrice tous prêts pour cette nouvelle aventure. Affluence dans les starting blocks, plus de 70 randonneurs, des Belges en majorité, mais aussi une importante délégation du Royaume-Uni, des Néerlandais, des Allemands, un Bulgare …

    Le peloton part vite, en direction de Sluis puis la côte belge, après une heure la moyenne horaire dépasse les 28kmh. Il nous faut maintenant traverser les stations balnéaires, jongler sur les pistes cyclables occupées par de nombreux pensionnés sur leurs vélos électriques, tout en affrontant un vent fort d’Ouest, donc défavorable. Lors du contournement d’Oostende à Oudenburg, deux compagnons percutent un petit poteau en plastique séparant la chaussée de la piste cyclable. Ils sont au sol, bien éraflés mais –le cyclisme n’étant pas égal au football …) – ils reprennent vite leurs forces et esprits et se remettent en selle. Le groupe est encore important au 1er contrôle à De Panne. Le temps de prendre un verre chez Milord, la taverne où le personnel est le plus antipathique et grossier de la côte, nous cherchons un autre endroit pour manger et nous perdons plus de 2h dans l’aventure. En soirée, la température se rafraichit fortement, nous mettons le cap sur Ieper. Notre groupe est constitué de 7 cyclos, Mathias R, Joris C, Luc P, Koen L, Andy C, Jo et moi-même.  Je suis rentré seulement depuis 10 jours de mon périple Dubrovnik – Bruxelles et donc encore fatigué. J’ai du mal à suivre les 6 autres qui sont très forts, je leur suggère de ne pas m’attendre afin de ne pas les ralentir, mais ils ne veulent rien entendre, c’est cela l’esprit randonneur … Un peu avant d’arriver à Ieper, rencontre improbable avec Mister Ultra Cylcing, Kristof Allegaert himself qui après avoir gagné récemment sa 3ème Trans Continental Race (Grammont –Kanakkale Turquie) est venu voir passer ses amis randonneurs. Il est accompagné de Mic Cammertijn. On discute, on fait un détour par le centre d’Ieper, et on roule une vingtaine de kilomètres ensemble. Il est maintenant 2h du matin, nos bidons sont presque vides et on fait un détour de 4 km pour les remplir chez Mic, c’est sympa ! Dank U ‘Big Moustache’ !

    Le lendemain matin, à la demande générale, on fait vers 5h45 une pause-sieste de 30’ sous le porche d’une maison. Il m’est impossible de dormir avec des vêtements mouillés à même le sol par 8°C … ce n’est pas le cas de tout le monde, il ne faut que 15 secondes à Andy pour se mettre à ronfler ! Un peu plus tard le soleil brille et nous réchauffe, nous mettons le cap vers le barrage de l’Eau d’Heure où nous nous ravitaillons. Le parcours à dénivelé commence, certains en souffrent comme un Anglais qui roule en ‘fixie’ (pignon fixe) … je crois qu’il va le regretter ! Après quelques fameuses bosses ardennaises dans la région de Paliseul, Bouillon, Florenville, nous arrivons vers 21h à Habay-la Vieille (Km 560) où  les organisateurs -Ronny et son épouse- nous attendent avec un excellent spaghetti et … une Chimay bleue ! (breuvage à succès au sein du peloton). Nous logeons dans un monastère, et 4h plus tard on se prépare à repartir vers Bastogne. Même à 3h30 de la nuit, le petit-déjeuner copieux et varié est prêt ! Chapeau pour cette minutieuse organisation…

    A Bastogne, second petit-déjeuner près du tank… Au gré des nombreuses bosses, les jolis villages défilent, puis on met le cap vers les cantons de l’Est qui sont rayonnants sous le soleil. A Monchau, hiver comme été, c’est le tourisme de masse. On estampille notre carte de contrôle et on ne s’y attarde pas.

    Le relief fait mal, les organismes trinquent, les bidons se vident, on s’accroche (« résiste et mord », un devise bien ardennaise) et après quelques heures on rejoint la Meuse à Visé. De Visé à Lommel, on roule en permanence le long des canaux… Si c’est vite monotone, l’avantage est qu’il n’y aucun trafic et que c’est –enfin- plat ! On roule donc à vitesse constante et on « s’amuse » même à prendre des relais à tour de rôle … On arrive à Lommel (Km 865) vers 21h30, où on avale rapidement une assiette de pâtes préparée par Françis –frère de Ronny- et son équipe. A nouveau, une logistique exemplaire, faite par des cyclistes pour des cyclistes …

    Mes compagnons de route décident à ce moment de dormir jusque 5h du matin, je leur dis au revoir car j’estime avoir assez avec 4h de sommeil. Je partirai donc dimanche à 3h de Lommel. A Turnhout, je croise sur le chemin de halage 6 ou 7 gars complètement ivres… Leur nuit a visiblement été ‘très chargée’ et ils rentrent à vélo sur la largueur du chemin de halage. J’évite de peu la collision avec un d’entre eux, je suis énervé et même mon GPS le ressent, il ‘tilte’, l’écran est figé, je roule pendant 40’ sans instrument …

    En périphérie anversoise, à Schoten, la fatigue et l’obscurité aidant, j’estime mal la hauteur d’une bordure menant à une piste cyclable. En moins d’un seconde je suis surpris et … au sol ! La veste de pluie super-légère (et couteuse) ne sera plus jamais imperméable, les éraflures sont nombreuses, coude, hanche, genoux, … Je me remets vite en selle (le cyclisme ce n’est pas …) et rejoins sous la pluie le centre de la Métropole. Je perds plus de 15‘ à trouver le tunnel pour piétons sous l’Escaut…Fatigue quand tu nous tiens. De plus les escalators sont de la même époque que le tunnel -qui est creusé à 31 mètres sous le fleuve- et … en panne ! Porter le vélo – avec bagages- des 2 côtés est un exercice pénible. Il ne me reste plus qu’une quarantaine de km pour rejoindre l’arrivée, sous la pluie et face à un vent de plus en plus fort ! A 9h36, je suis content d’arriver et d’être accueilli par Ronny et son épouse (ils ne dorment pas non plus  pendant 3j ?!!), fière de cette nouvelle expérience. Je demande des nouvelles de Patrice et André, ils roulent avec Bernard P et sont arrivés ce matin à 8h à Lommel. Sans perdre de temps ils arriveront donc sous la ‘barrière horaire’.

    En guise de conclusion, le parcours est très joli, l’organisation est exemplaire, la camaraderie au rendez-vous…

    @ Ceux qui disent que le pays est petit et plat, je les invite à en faire le tour, à vélo bien sûr ! ;-)

    Le BoB était mon dernier BRM 2016, je vais laisser un peu (?) J le vélo au garage, le temps de récupérer un minimum… Vivement la saison prochaine !

    P-Y

    Les photos de Pierre-Yves:

     

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    Dimanche 04/08/2016 : Le Mur de Gramont  + Le Bosberg
    Par Alain Darville

    Pendant que les avaleurs de bitumes Pierre-Yves (en fait, il avait déjà fini en début de matinée), André et Patrice faisaient leurs BoB 1000 km (Border of Belgium), nous allions faire un ridicule (en comparaison) petit 80 km avec un dénivelé de 800 m pour essayer de vaincre le Mur de Gramont et le Bosberg. Nous, ce sont : Jean-Paul, Jos, Pascal, Philippe, Nicolas, Daniel et moi.

    Daniel va le faire en solitaire, en suivant ce que lui indique son GPS, nous nous allons le faire à six, en suivant l’itinéraire pré-programmé.

    La météo devait être pourrie, il fait presque beau. Pascal a déjà crevé en arrivant, il doit déjà réparer.

    Et nous sommes parti sur un tempo « adagio ». Moi, ça m’arrange, Eric m’a encore une fois assassiné la veille et mes muscles doivent chauffer pour avoir du rendement. Mais ils ne vont pas y arriver, trop de pauses.

    Après une trentaine de kilomètres, nous ramassons une douche sur la tronche. A part le fait que cela mouille un peu beaucoup, la pluie était chaude, ce qui la rendait presqu’agréable. Cela change des pluies froides de l’hiver et du printemps. Les pieds pataugeant dans les chaussures, sauf pour Nicolas et moi qui avions des protèges-chaussures, l’averse a fini par aller voir ailleurs et le soleil a fini par revenir pour nous réchauffer.

    Et le Mur de Gramont est en vue. Jean-Paul avait prédit un monde fou pour cause de  « De 3e MuurChallenge ». Personne !! Trop tôt, trop tard, la petite goutte a découragé les cyclos ?

    Et on attaque le « Muur van Geraardsbergen ». Nicolas est loin devant, suivi de Pascal. Mais les pavés sont humides et lisses, sous les arbres, ils glissent. En danseuse, c’est impossible. Assis sur le vélo, non plus. Pas possible aujourd’hui en vélo de course. Pascal est tombé, trop de patinage et les pieds bloqués sur les pédales. Le « Muur » ne sera pas vaincu aujourd’hui, une partie devant se faire à pied, et même à pied, ça glisse.

    Au sommet un photographe est tout content d’avoir quelques cyclos à photographier. Il avait l’air tellement heureux, nous avons pris la pause. Mais la chute de Pascal a plié le dérailleur arrière. C’est un dérailleur électrique, et il se met automatiquement sur le petit pignon et y reste. Les futures montées vont être difficiles à faire, et le Bosberg doit encore venir.

    Le Bosberg moins glissant peut se faire à vélo, sauf pour Pascal qui l’a fait à pied. Mais Philippe a décidé (en fait son vélo) de commencer le récital des crevaisons au sommet de celui-ci. 4 en tout, deux devant et deux derrières. Quand ça ne va pas, ça ne va pas. Son bras droit a doublé de volume à force de pomper . Mais ce cours accéléré et répété, de comment changer une chambre à air, était destiné à Nicolas, qui était attentif et qui prenait des photos et des notes. Le stock de chambres à air s’est épuisé dangereusement, Philippe ne pouvait plus crever une fois de plus, où il rentrait à pied.

    Finalement, Philippe n’a plus crevé, Pascal a pu finir tant bien que mal, malgré un poignet tout bleu. Et nous sommes revenus en même temps que Daniel qui était au sommet du mur à 10h49, 20 minutes avant nous.

     

     

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