• Sorties Août 2016

    Dimanche 28/08/2016 : Chapelle-Lez-Herlaimont
    Par Alain Darville

    Depuis qu’Eric vit comme émigré dans le Hainaut, nous le voyons peu. Il roule en solitaire tous les brevets que cette région lui donne l’occasion de faire. De temps en temps il se souvient qu’il parle avec un avec un accent bruxellois et vient nous dire bonjour.

    Mais aujourd’hui, c’est moi qui vais aller le voir. J’emporte dans mes bagages Nicolas, qui n’a plus rouler avec nous depuis quelques mois. Celui-ci en mal d’entrainement à peur qu’on ne le largue la première montée venue. Mais non, même si avec Eric, c’est toujours la devise « Jamais plus vite qu’à fond !!! », il peut de temps en temps attendre, et comme moi je monte toujours comme une montgolfière en manque d’air chaud, il n’a rien à craindre.

    Allez, hop, Eric est déjà dans les starting blocks quand nous arrivons. Mais il va devoir encore attendre un peu, à leurs grands désespoirs, Eric parce qu’il ne peut pas encore foncer, Nicolas, parce que à chaque sortie, c’est rebelote, il a crevé. Pour moi, Nicolas ne crève pas encore assez souvent, la remise du pneu sur la roue est encore un peu brouillonne, je termine le travail, sinon Eric faisait une crise d’apoplexie. Et comme j’ai en permanence ma grande pompe dans ma voiture, c’est vite regonflé. Mais Nicolas va faire les 100 km sans chambre à air. Mais comme je serai derrière…

    Eric commence à baver, mais il faut encore que nous allions nous inscrire.

    Et c’est parti, il n’y a que le 100, le reste, nous n’avons même pas regardé ( : Le 100 fait 106 km et le dénivelé annoncé pour 1000 m sera un peu plus soft. J’arrive à rouler 1 km devant le trio, après Eric prendra les choses en main, et le tempo va enfin lui convenir. Un peu moins à moi, Nicolas va jouer au yoyo entre nous deux.

    Il y a beaucoup de vent, et le parcours va faire des zigzags dans la campagne. Les routes égales à elles-mêmes sont pleines de trous, quelques tronçons sont refaits (et alors quel bonheur de rouler à vélo). D’autres pleines de rustines en mal d’indépendance, sont un calvaire pour nos montures. Le carbone craque et les roues font des bruits inquiétants.

    Vent dans le dos, ça pète le feu, vent de face, le feu est éteint, ça monte, ça descend, Eric loin devant, suivi de Nicolas, qui pour quelqu’un de pas entraîné, rendrait jaloux plus d’un cyclo qui se prend pour un coureur.

    Nous croisons le club de Bruno et de Bertil (des randonneurs au long cours), qui crie mon nom, le temps de réaliser que ce sont eux, nous sommes déjà loin.

    Feluy, Ronquières, son plan, et ensuite ses montées.

    Le ravito après 38 km, à Henripont ; Eric est en pamoison devant les cuisses de la demoiselle du ravito. Cuisse avec quelques magnifiques tatouages. Il faut que nous l’extirpions de là, sinon il serait toujours occupé à découvrir les œuvres d’art. Il tentait une approche suicidaire quand nous l’avons arrêté.

    Ensuite nous repartons dans tous les sens vers Strépy Thieu, son ascenseur et sa longue montée.

    2ème ravito au km 86 à Familleureux. Ensuite la patience d’Eric ayant des limites, je ne les verrai plus jusqu’à l’arrivée.

    A l’arrivée, c’est une tombola où nous ne gagnons rien , mais nous recevons 2 gilets réfléchissants pour Eric, et 1 bic, pour Nicolas et moi.

    Bernard Stouffe, qui n’arrête jamais de rouler, est là avec son club à la buvette, toujours en pleine forme, prêt à faire le 1000 km du BOB avec Thierry Degueldre. Ils n’ont rien réservé et vont partir un peu dans l’inconnu.

    On s’est bien amusé, Eric étant content même si je n’ai souvent vu que son lointain popotin. Nicolas n’a pas besoin de s’entrainer, il est déjà assez fort comme ça. Et avec mon nouveau ex-pneu, il n’a plus crevé. Comme quoi, l’expérience des vieux…. C’est irremplaçable….

     

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    Samedi 20/08/2016 : Le BCC 205 km de Marche-En-Famenne
    Par Alain Darville

    Pendant que Patrice préparait son 1000 km BOB de la semaine prochaine en repeignant sa cage d’escalier avec ses voisines, pendant que Pierre-Yves préparait son 1000 BOB de la semaine prochaine en faisant en solo un petit 2200 km en 10 jours Dubrovnik – Ganshoren (voir les 3 photos), pendant qu’André préparait son 1000 BOB de la semaine prochaine en faisant le 400 km de Morkhoven, moi je ne préparais rien du tout et j’allais faire un petit 205 km et 3100 m de dénivelé en solo à Marche-en-Famenne, juste pour le plaisir. Le 205 km sera un 210 km et le 3100 sera plutôt un 3300 m de dénivelé.

    Quel parcours !!! Un peu plus dur que celui d’avant, ou c’est moi qui vieilli. Il ne s’appelle pas « Les Cimes Ardennaises » pour rien. 22 côtes au programme entre 600 m et 4 km. En gros, nous allons passer à Redu, Saint-Hubert, Sprimont, La Roche. Une sorte de rond dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. En plus c’est un parcours qui soumet fortement à la tentation de raccourcir, en retrouvant chaque fois après une petite boucle, les distances plus courtes. Mais ce sera 205 km et rien d’autre.

    Le matin était pluvieux, pas trop de monde à 7h, surtout sur le 200 km. Le vent va se lever en cours de journée, tantôt favorable et alors bizarrement cela roule très bien, tantôt très défavorable et alors même les descentes sont pénibles.

    Je pars un peu avant Frank Steenput, un super-randonneur en mal de motivation pour faire le 400 km. Comme il est plus fort que moi, je l’ai attendu dans les 22 côtes, je ne l’aurai vu qu’aux trois des quatre ravitos copieux.  Comme dans tous les cyclo-côteurs, les côtes s’enchainent, une petite vue sur le paysage au sommet et on enchaine avec la descente. On se fait dépasser par beaucoup, on dépasse un peu, et ainsi de suite…

    Pour quitter La Roche, la petite route est originale, après avoir visité le camping local, je retrouve la bonne route pour remonter dans les hauteurs et faire la photo dans une des dernières montées et essayer de rester un peu présentable.

    A l’arrivée, j’ai espéré revoir Frank mais je ne l’ai plus revu, sa voiture était pourtant toujours là. La mienne est revenue en mode autonome à Bruxelles, j’étais mort à la fin des 210 km réels. Patrice aurait pu s’exercer à faire 2 boucles pour préparer sa super-randonnée, mais il a préféré ses voisines…

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     Alain et Frank

     

     

     

     

     

    Pierre-Yves en pleine action:

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    Les 2 1ères prises au 'Pass San Marco' (je ne sais s'il est connu dans le milieu? Giro ? mais moi il restera dans ma mémoire, gravi à 7Kmh ..... pffff, méga raide).
    La 3ème, le Gottard par la vieille route, qui est encore pavée sur +/- 9km des 14km ... C'est du Paris-Roubais en grimpant !!

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    Lundi 15/08/2016 : Le BRM 200 d’Ostende – Bethune
    Par Alain Darville

    Après presque 2 mois, et la fin du 1000 de Lier, je renoue avec les vrais BRM. Je retrouve les meilleurs de la catégorie, en fait les 4 premiers du classement sont là : Louis D V., Frans V., Bernard S., Peter D. et bien d’autres. Les premiers ont enchainé depuis quelques 600, 1000 et 1200, et ils sont en pleine forme, plus forts que jamais.

    Ce n’est qu’un petit 200 tout plat, d’Ostende à Bethune, il fait en fait 210 km. Il est presque tout plat, à part une côte au 65ème et une autre au 140ème km, le reste n’est qu’une succession de longue routes plates.

    Patrice et là aussi, ainsi qu’André et Bernard P..

    Eric n’a pas réussi à me tuer ce dimanche, sur le 100 km, j’ai roulé avec le frein à main, pour me préserver au maximum pour ce BRM. 400 km sur le week-end, pour moi, ça chiffre un peu.

    Le rythme jusqu’au premier contrôle à Poperinge, n’est pas trop rapide, André et Bernard restent avec le groupe, c’est l’occasion d’un peu parler avec eux, cela n’arrive pas souvent. Enfin pas trop rapide, nous avons quand même un petit 28 km/h de moyenne.

    Patrice qui rode son nouveau vélo, encore un, a quelques petits soucis de selle et de freins, et il nous quitte. Ma selle est trop basse (avec mes assemblages de vélos pour le 1000) aussi, mon compteur ne fonctionne pas, mais pour la selle j’attendrai le 1er contrôle pour la remonter.

    Il est 10h, 62 km sont faits, on reste ½ heure à Poperinge.

    Et ensuite lors de cette fameuse côte, cela accélère et cela va rouler à pleins gaz jusque Bethune. Patrice est perdu pour la journée, André et Bernard ont disparu.

    35 km/h, le vent qui se lève un peu, nous pousse. Je suis honteux de l’écrire, mais je ne prends aucun relai, je m’aperçois qu’ils sont tous plus forts que moi. Je sais qu’avec le vent de face, le retour va être épique.

    A Béthune, après 105 km, il est midi, et nous atterrissons en plein marché. Il y a du monde, et avec notre groupe, nous faisons un peu tâche. On essaye de se faire tout petit, on prend des voies parallèles et on finit par se retrouver sur la Grand-Place. Bethune, lieu de départ de mon 1er 200 en janvier 2005, en plein hiver, que je n’avais vu que dans le noir, mais bon, c’est déjà loin.

    Pour le retour, notre groupe est plus petit, Peter D., Filip F. et quelques autres sont déjà partis. En fait ça roule presqu’aussi vite, vent de face, que vent dans le dos. Frans et Louis sont encore plus forts qu’il y a deux mois, je m’accroche toujours. Au 140ème km, c’est la montée dans l’autre sens, Liesbeth décroche, moi aussi, on l’attend en haut de la côte et c’est reparti. J’ai toujours 30 km/h de moyenne.

    Au 3ème contrôle libre à Elverdinge, nous retrouvons les échappés. Patrice refait une apparition pour manger un croque-monsieur. Nous repartons, et maintenant, c’est la fin pour moi. 35 km/h, vent de face, une bordure sur une piste cyclable et le groupe est parti. Il reste 40 km, vent dans la tronche. Du coup, c’est moins rapide, j’ai le temps de voir le paysage et de voir passer les kilomètres.

    Après plus de 210 km, à 16h50 j’arrive pour voir que tout le monde est déjà parti. J’attends Patrice qui arrivera 40 min plus tard.

     

     

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    Dimanche 07/08/2016 : Bouillon – Rochehaut - Sedan
    Par Alain Darville

    Même si Bouillon est loin de Bruxelles, 180 km, j’ai réussi à faire venir 8 membres du club. Le parcours annoncé fait 77 km, 77 km qu’on pourra rallonger pour faire 87 ou 100 km, en fonction des jambes de chacun. Il fait beau, même si le matin, dans la cuvette de Bouillon, la brume est encore là, et il fait encore un peu frisquet.

    Jean-Paul, Jean-Louis, Jos, Pascal, Daniel, Philippe et Guy ont répondu à l’appel qu’avait lancé au mois de juin Freddy, mais qui, pour des raisons familiales n’a pas pu venir. J’ai fait le parcours, en me basant sur mes connaissances de la région, pour chercher des côtes pas trop dur, tout en passant par des paysages superbes. Pas trop difficile à trouver dans cette région surtout si le soleil est là. Le RDV à Bouillon est un peu brouillon, Phillippe n’ayant pas trouvé le seul grand Parking de Bouillon, qui pourtant est bien visible. Mais il y a des GPS qui sont encore moins à jour que le mien.

    Bouillon-Corbion, 19 min dans la jeunesse de Guy. Côte pas trop dur, montée tranquillement, et pas à 25 km/h, comme lors du 200 de Villance au mois de mars quand j’ai voulu suivre le groupe des forts.

    En haut de chaque côte, les forts attendront les moins forts. Le temps de faire la causette, les derniers seront ceux qui se reposeront le moins (comme d’hab.).

    On continue : Poupehan, Rochehaut, où une petite fantaisie nous fait perdre Jean-Louis, Jean-Paul et Pascal. J’ai fait une petite accélération en côte avant de redescendre via un virage à 180° vers Rochehaut, au lieu de couper par le village. Eux ont continué vers Mogimont. On les a attendus en regardant le panorama.

    Nous continuons à suivre la Semois via Vresse-sur-Semois et nous la quittons à Membre. Philippe détonne dans les côtes en suivant le groupe sans problème. Pascal à l’air de rouler au ralenti, comme il n’a pas de GPS, il doit souvent nous attendre pour savoir par où aller. Jean-Louis fait quelques accélérations dont il a le secret. Mon vélo à l’air de mieux rouler avec lui qu’avec moi. Je m’attends toujours à ce qu’il pète tout en lâchant les 1500 watts. Jos et Jean-Paul sont inséparables et ont retrouvé les jambes de leur 20 ans.

    Il commence à faire chaud. Jos est venu avec un tout petit bidon d’eau. Je sais bien qu’il a roulé un bon mois en Espagne, mais de là à tenir quelques heures avec 500 ml, il faut le faire.

    A Pussemange, il faut prendre la décision. On reste sur le 77 km ou on passe sur le 87 km. C’est Guy qui décide, il veut même nous envoyer sur le 100, et continuer tranquillement avec Daniel. Mais nous sommes venus pour rouler ensemble, nous allons faire le 87 km.

    Nous allons ensuite faire la très longue montée vers Pussemange. Le pourcentage n’est pas trop élevé, la route est toujours aussi mauvaise, et moi je monte vraiment très lentement. Le 200 de samedi a laissé des traces, dès que je force un peu, cela tire trop dans les muscles.

    Nous rentrons en France, les routes sont automatiquement plus roulantes et sans trou, c’est toujours un plaisir de rouler en France, il ne faut plus regarder en permanence la route pour voir où mettre ses roues.

    A Grandville, petite côte à 15%, mais pas longue. C’est une très belle région, que je ne connaissais pas, c’est l’occasion. Mais il fait soif et on s’arrête Vrigne-Aux-Bois, dans un bar tabac, pour boire une pression et faire le plein des bidons. Il ne reste qu’une vingtaine de kilomètres et on a fini.

    Nous passons par Sedan, pour ensuite faire la très longue montée par La Chapelle pour rejoindre Bouillon et finir le parcours. La longue montée est longue, et Daniel commence vraiment à souffrir. Il n’a plus assez d’entraînement et cela devient trop dur.

    Et c’est là, en haut de la côte, que tout le monde se plante. On a le choix entre une route pour automobile qui va à Bouillon, une route sans issue, où à l’air de mener la trace du GPS, et une route vers Corbion. Guy choisit donc une route forestière dans un bois, qui va nous mener via un très long demi-cercle de 180° en France, à Pouru-Aux-Bois. Ce chemin en légère descente, est un vrai plaisir. Le bois est magnifique, et même Guy est aux anges, il ne connaissait pas. Le petit détail est qu’on s’est éloigné de Bouillon, et qu’on ne voit pas vraiment comment faire pour y aller. Pas de panique, les villageois nous disent de faire demi-tour, mais pour faire quoi en haut ? S’accrocher aux voitures ? Daniel et Philippe ont un coup au moral, les piles sont vides et chaque côte va devenir un supplice.

    Guy sort sa carte papier. Nous allons continuer à boucler notre cercle. En tournant, nous allons retrouver notre fameuse côte qui venait de Sedan. Un automobiliste nous dit de prendre à gauche, quand c’est indiqué à droite Sedan, en haut de la côte. Il fallait bien prendre la route de Corbion, on s’est fait avoir comme des bleus, mais le chemin forestier en valait la peine.

    Au sommet de la côte, l’attente est longue pour revoir Daniel et Philippe. Mais ensuite nous reprenons bien la route de Bouillon, qui n’était vraiment pas loin. La descente est pentue, et on frôle les 70 km/h avant de devoir freiner.

    A Bouillon, c’est la fête médiévale. Il  y a un monde fou, quel contraste avec le matin. Même à vélo pour rejoindre les voitures, c’est la galère. Mais on y est. On a fait 115 km, 1500 m  de dénivelé, il est 16h30 et on est parti à 9h20.

    Guy nous emmène à Rochehaut, nous allons au restaurant pour terminer cette belle journée. Jean-Louis finit avec une crampe mémorable en buvant sa bière de Rochehaut qui fait Pops.

    C’est vraiment une très belle région, sous le soleil, c’était parfait. Personne ne m’a assassiné pour les 30 km de bonus, et mon vélo a résisté à Jean-Louis. Dommage pour tous ceux qui n’ont pas pu venir.

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    Bouillon 2016 par Aurore-Cyclo

     

     

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