• Sorties Juin 2016

    Jeudi-Samedi 16-18/06/2016 : Le BRM 1000 de Lier
    Par Alain Darville

    Louis Beirinckx  organise le BRM 1000 km de Lier au bénéfice de l’Oncologie de l’hôpital H.Hart (Sacré Cœur) de Lier.

    Au début 2016, je ne pouvais pas m’y inscrire pour des raisons professionnelle. Mais début mai, cela s’arrangeait, le boulot de juin a été fini en mai, alors que je ne pouvais plus faire le BRM 1000 km de début septembre (le BOB) pour lequel je m’étais inscrit, pour des raison toujours professionnelles mais de toutes autres raisons. Tout cela est compliqué, donc j’ai dû avancé fameusement mon planning de mise en condition pour faire ce 1000 pour ne pas mourir après deux jours.

    Patrice et moi, nous nous y sommes donc inscrits en dernière minute, même si pour Patrice, c’est un problème de stand by à la banque qui la poussé à retarder son inscription.

    Mais pourquoi faire un 1000 ? il y a quelques années, je ne l’aurais même pas fait. Trop long, trop dur, en gros, un 400 suivi de deux 300, le tout en moins de 75 heures. Mais depuis qu’ils (les français de l’Audax parisien) ont inventé le Randonneur 5000, il faut faire le 1000, et comme il n’y avait que ça qui me manquait (PBP, 200, 300, 400, 600, 1000, flèche + quelques BRM pour arriver à 5000), aller hop, je me suis lancé… Et finalement comme c’était pour une bonne cause, et que le parcours n’était pas mal, qu’il y avait une bonne ambiance, je ne l’ai pas regretté.

    Le planning est le suivant :

    Jeudi 16 juin : 377 km

    Lier – Stekene – Aalter – Torhout – Diksmuide – De Haan –  Breskens – Hulst – Antwerpen - Lier

     

    Vendredi 17 juin: 313 km

    Lier – Ossendrecht – Oesterdam – Philipsdam – Volkerakdam - Kop ‘t Land – Dussen – Oisterwijk + Ravels – Lier

     

    Samedi 18 juin: 300 km

    Lier – Averbode – Koersel - Genk – Opitter – Helchteren - Lommel – Dessel – Herentals – Lier

     

    Mais faire un 1000, ce n’est pas de la tarte. C’est dur physiquement, aussi bien pour faire tourner les jambes pendant plus de 40 heures que par le manque de sommeil. Mais Louis a tout fait pour nous faciliter la tâche, en nous réservant l’hôtel et les endroits où on pouvait manger, à 4h, à 10h, à 14h et à 22-23h.

    Le Bed Muzet, auberge de jeunesse, fera office d’hôtel, le Bar Muzet, au centre culturel de Lier, fera office de restaurant.

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    Et c’est parti, à 4h30, le jeudi, longue journée de presque 380 km. On formera au début du 1er jour un groupe de 13 rouleurs, avec ceux qui ont pris la formule Al-In. D’autres qui roulent en aventuriers sont déjà ou pas encore partis. Mais dans les Al-In, il manque Patrice qui n’est définitivement pas capable de partir à l’heure.

    Nous partons via Anvers, vers Diksmude.

    A Anvers la traversée de l’Escaut, par le tunnel piétonnier Sint-Anna, va s’avérer assez athlétique, l’ascenseur ne fonctionne pas, de même que les escalators. Il faut faire le porter de vélo, descendre  et grimper les 31 m de profondeur de ce tunnel via les escalators en bois d’origine 1933. Encore une raison de ne pas avoir de calles de courses mais de VTT. Soufflant comme des locomotives, les cyclos transformés en porteurs himalayens arrivent au bout du tunnel.

    Après Anvers, Patrice qui nous a rattrapé en brulant tous les feux rouges de la ville, nous laisse sur place, il est parti tout seul.

    Comme nous sommes encore frais, nous roulons à un petit 28-29 km/h le long de l’autoroute qui va à Gand. Très vite, nous voyons qui va faire l’effort de mener le groupe : Dirk qui va faire presque 1000 km en tête, épaulé par Andy et sa micro-caméra. Marcel vient faire aussi de longs relais, Bernard s’y colle de temps en temps. J’essaye timidement de parfois me montrer. Les anglais qui sont encore deux, suivent le groupe, Antonio aussi, Frans reste souvent loin derrière, prenant autant le vent que les premiers, en compagnie du vélo couché. Le premier jour Jan nous accompagne encore un peu. Et quelques autres cyclos resteront aussi avec nous.

    A Terdonk, nous traversons le canal Gent-Terneuzen via un bateau.

    A 8h, nous avons fait 75km, et nous nous arrêtons chez Etienne pour boire le café. Etienne a déserté les pelotons des randonneurs pour faire le tour du monde avec sa femme en mobile-home. Tout le monde est content de le retrouver, on y reste une grosse demi-heure et nous repartons.

    En arrivant le long du canal Gent-Brugge, je pers ma deuxième lampe arrière sur une bosse, et une voiture l’écrase. Bon pas la peine de ramasser les morceaux, je roule derrière le groupe qui ne m’a pas attendu. Mais pas loin, Louis nous attends pour un lunch pick-nick, qui va se révélé bien utile après le pain un peu rikiki du déjeuner de l’auberge de jeunesse. Tartine faites par Madame Bierincks, couques, bananes et chocolat à boire. Certains qui n’étaient pas Al-In sont partis, on ne les reverra plus. Le groupe commence à avoir sa composition définitive. Mais l’heure tourne, 90km, il est 9h, il en reste 300 à faire. Et après 22h, le Bar Muza est sans cuisinier. Il va falloir accélérer le tempo et ne plus trop s’arrêter. Sauf par la première de nos nombreuses crevaisons. 9 ou 10 au total sur les 1000 km, mais j’ai un peu perdu le fil, Bernard a gagné avec 4 crevaisons. A 15 minutes la crevaison, ça fait + de 2h de perdues. Ceux qui n’ont jamais crevé peuvent refiler la marque de leurs pneus aux intéressés.

    Le vent se lève tout doucement et nous arrivons à Diksmude un peu avant midi. Au 1er contrôle, nous avons fait 153 km. Patrice y est déjà passé, il y a une bonne heure avec son super hollandais René. Ils ont dû réveiller le cuisinier pour avoir à manger, et n’ont même pas eu de dessert.

    Après une bonne heure passée à manger, le groupe papote et ne semble pas vouloir partir. Bernard et moi, nous y allons. C’est peut-être un peu optimiste, il reste + de 200 km à faire, mais le vent sera favorable. Et effectivement, cela roule bien, en suivant l’Yser, nous remontons la moyenne.

    A 14h30, nous sommes à De Haan (200 km), à 15h30 nous passons à Damme (230 km), à 16h nous faisons le tour des remparts de Sluis (241 km). Le ciel en profite pour commencer à pleuvoir, un peu au début, à fond la caisse par la suite. Le soleil de la journée est parti, on ne le verra plus beaucoup pour le reste de la balade des 3 jours.

    A 17h15 et 260 km, nous arrivons à Breskens, à l’embouchure de l’Escaut. Escaut que nous allons suivre jusqu’au deuxième contrôle, à Hoofdplaat, km 279, il est 17h35. Nous retrouvons les échappés matinaux, Patrice, Jan, Antonio, Louis, quelques hollandais, etc… Et nous mangeons un hamburger. La route est encore longue.

    Jan a oublié sa gourde en partant, je la mets dans mon sac, et Bernard et moi, nous repartons pour finir cette première journée, juste avant que le groupe n’arrive. Marcel est malade, il a du mal à digérer.

    Après Terneuzen, on se noie dans le flotte. Nous sommes juste sous une bande orageuse qui suit le même chemin que nous et qui nous flanque des tonnes d’eaux sur la figure. Mais je commence à manquer de jus. La journée a été longue et nous n’avons pas ménagé notre peine. Nous rattrapons Patrice qui roule au ralenti. Il se met derrière nous et après quelques moment commence à faire des accélérations digne d’un dragster, en prenant directement 100 m. Nous revenons chaque fois au train, et le même cinéma recommence quelques fois.

    Nous arrivons à Anvers en suivant l’autoroute du matin, et en arrivant au fameux tunnel Sint-Anna. Il est 21h, nous avons fait 350 km. Et miracle, les escalators fonctionnent. Nous récupérons Antonio et Jan, à qui je rends sa gourde. Jan est tout content, surtout que je l’a lui donne remplie d’eau. On ne les verra plus à la sortie du tunnel. Mais moi je suis bien content de ne plus avoir mon petit kilo d’eau à transporter.

    La sortie d’Anvers se fait dans la pénombre via des chemins cyclables qui tournicotent dans tous les sens. Et enfin Lier est là, contents mais crevés, la 1ère journée est finie. Il est 22h20, 375 km sont fait. Et on fonce à notre table de restaurant du centre culturel. Et on attend. Ils pensaient qu’on arriverait ensemble. Ils veulent bien servir la soupe, mais le groupe n’arrive qu’à 23h, et on peut enfin manger. Tout ça c’est bien, mais tout le temps qu’on attend pour rien, on ne l’a pas pour dormir. C’est à 24h30 qu’on peut enfin aller au lit, pour une courte nuit de 3h50.

    Nuit courte mais longue pour certains. Comme les vêtements, chaussures, chaussettes et sacs sont mouillés, cela sent un peu beaucoup dans la chambre. La fenêtre ouverte les moustiques sont bien là, mais j’ai mon anti-moustique personnel : Patrice ! Comme il attire encore plus les moustiques que moi, je suis tranquille la nuit.

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    A 5h sur le vélo nous partons en groupe pour la deuxième journée, sans Patrice qui n’est pas prêt. Sans Patrice, mais aussi sans un des deux anglais qui a abandonné. Patrice, lui, doit gratter ses boutons et ne sait pas faire autre chose. Nous allons faire un petit tour de 315 km aux Pays-Bas. Nous allons faire un cercle en partant par le nord d’Anvers, et en allant jusqu’au sud de Rotterdam, pour contourner Tilburg par l’est.

    Nous repartons sur le même tempo que jeudi, Patrice fait son show, nous dépasse et s’en va. Nous allons sur les digues qui traversent des bras de mer, des cours d’eau, etc… Heureusement, il n’y a presque pas de vent, cela facilite grandement la progression. Bernard en profite pour crever deux fois.

    A 9h25, au km 95, nous retrouvons Louis et son pick-nick. Pick-nick bienvenu car personne n’a demander le déjeuner la veille au Bar Muza. Tout le monde pensait qu’un autre l’aurait fait. Bon c’était sans doute la fatigue. On ne perd pas grand-chose, mais il a fallu compenser en mangeant bananes et biscuits.

    Ensuite, la progression devient monotone. Il commence à pleuvoir, mais cela ne durera pas trop longtemps, et le reste de la journée se passera au sec. Je m’endors sur mon vélo, les kilomètres ne passent pas. Patrice est dépassé à un moment donné, nous repasse à la suite d’une crevaison, Antonio s’en va pour aller au restaurant, se perd et fait quelques kilomètres en plus. Toujours est-il que nous arrivons à Dussen, seul contrôle de la journée, au resto. Km 189, il est 14h. Soupe, tartines et omelette.  Cette fois-ci, on ne perd pas trop de temps, ¾ d’heure, et nous sommes repartis.

    Je vais faire un gros effort, en tenant 20 km devant le groupe, en compagnie de Marcel ou Dirk. Ça va, ça roule, un peu moins vite que la veille, mais on avance. C’est déjà plus amusant comme ça.

    A 18h, nous faisons une pause de 40 min, km 266. Patrice nous passe juste au moment où nous sortons, sans nous voir. Il vient d’avoir une grosse fringale et a mangé toutes ses bananes, pains et raisins sec qu’il avait encore en stock. On va le récupérer et il finira avec nous.

    Maintenant nous allons finir, assez tôt. Il n’est que 21h, et nous avons fait 315 km. Douche, resto et longue nuit de presque 5h. Patrice s’occupe de ses moustiques, comme ça je peux dormir.

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    Dernier jour, les héros sont fatigués, il ne reste « plus que » 300 km à faire. Cette fois, nous partons dans le nord du Limbourg. Il est 5h10 quand nous partons, sans Patrice, qui n’est toujours pas là. Personne n’a envie de mener le groupe, ce sont Dirk et Marcel qui s’y collent. Mais cela n’avance pas trop, un petit 25 km/h.

    Dirk casse une pédale, et continue cahin-caha. Comme Antonio crève à l’abbaye d’Averbode, sur un chemin digne d’une piste africaine, Dirk, Marcel et Cie continuent jusque Tessenderloo à la recherche d’un magasin de vélo. Il n’est que 7h, ce ne sera sans doute pas facile. Pendant qu’Antonio répare, un essaim de moustiques nous attaque. Bernard s’étant aspergé d’anti moustique, ceux-ci me repère et foncent sur moi. En écrivant ces lignes, je découvre encore de nouveaux boutons qui étaient restés discrets puisque cela me chatouille de partout.

    Nous continuons à cinq, Frans, Antonio, Bernard, le vélo couché et moi. Nous retrouverons les autres au pick-nick de Louis.

    Mais il commence à pleuvoir. Toute la journée ce sera comme ça. Pluies plus ou moins importantes, avec quelques apparitions du soleil. Le k-way sera mis et enlevé un nombre incalculable de fois.

    Mais les sols sont gorgés d’eau. Dans les bois, et les virages à 90°, les freins et les jantes souffrent le martyre. Des piscines sont régulièrement traversées, dont une assez carabinée. En suivant Bernard, je le vois s’enfoncer de plus en plus dans la flotte. Facilement 20 cm d’eau, avec ma seule crainte que Bernard ne s’arrête et moi derrière aussi. Les roues sont nettoyées mais cela ne durera pas longtemps avant qu’un coulée de boue ne soit traversée. La progression est vraiment lente. Virages, freinages, relances incessantes, on reste à 20 km/h.

    Au km 83, nous retrouvons Louis et son pick-nick. Nous avons fait 86 km. Les autres ne sont pas encore passés. On en profite pour manger assez bien, car cette fois, comme le disait Antonio, la chaudière est éteinte, et il faut absolument rallumer quelques buches.

    Dirk, Marcel, Andy, et Cie arrivent. Il ont pu trouver une pédale chez un marchand de vélo. Nous repartons ensemble.

    A Winterslag, après 115 km, Bernard crève encore une fois. Comme il est déjà 11h, le groupe se resépart encore une fois. Nous ne restons plus que 4 : Frans, Antonio, Bernard et moi. Bernard a quelques problèmes avec ses bombonnes de gaz, et je sors ma super-pompe. Il reste 50 km pour arriver au resto. On accélère un peu le tempo. Mais visiblement, cela ne roule pas assez vite pour Frans, qui essaye plusieurs fois de s’échapper, avant de placer une accélération à la Cancellera. On ne le reverra plus jusqu’au resto.

    Le resto sera un supplice tellement tout était lent. Cela va mettre à rude épreuve nos nerfs. 1h30 pour une soupe et un spaghetti, dans un resto uniquement pour nous, c’est un record. 1h30 pour nous, donc 1h40 pour Marcel et Cie. Patrice en profitera pour refaire une heure de retard, à peine arrivé comme un martien, à peine servit, mangé et sorti. Mais un orage s’abat sur nous pendant que nous mangeons. On espère qu’après il nous laissera tranquille. Erreur. Il va flotter sans arrêt pendant une bonne heure.

    Antonio, Bernard et moi, nous repartons les derniers. Mais Bernard a mangé des spaghettis spéciaux, on ne sait plus le tenir. On avale Patrice qui nous sort : « Je ne veux pas rouler avec vous, comme ça je peux choisir les endroits les moins mouillés de la route », dit-il pendant que nous roulons dans 2 cm d’eau, tellement il pleut fort.

    On refait le retard sur le groupe, mais Bernard et Antonio continuent. Il jouent au Patrice et partent loin du groupe. Pour moi, c’est bon, cela ne sert à rien de s’épuiser pour rien. Bernard plafonne au loin, il ne s’envole plus. Et nous les récupérons, juste à temps pour enlever le K-Way sous le soleil.

    Andy a des problème de tendinite au tendon d’Achille et ne sait plus mener le groupe.

    Un peu plus loin, c’est une crevaison d’encore Andy qui nous arrête. Antonio en profite pour aller demander le résultat de Belgique-Irlande : 3-0.

    Andy qui n’a décidément pas de chance, chute un peu plus loin suite à un freinage trop appuyé de l’anglais. Mais il peut continuer sans problème.

    Nous allons encore faire une pause le long du canal Bocholt-Herentals. Et la dernière ligne droite est en vue. Pas comme Patrice qui a disparu corps et biens.

    Après une dernière crevaison de Frans, suivi d’une chute, du même à l’entrée de Lier, nous avons enfin terminé notre 1000, sous la pluie et le froid (12°c). Il est 22h. Nous avons fait 985 km en 65h30. Patrice arrivera une ½ heure après nous.

    Quelques bières plus tard et une nouvelle courte nuit (au lit à 3h), c’est une réception qui est organisée par Louis. Le staff médical, qui l’a soigné d’un cancer, est présent pour recevoir un don de 1500 euros qui a pu être récolté grâce aux participants du BRM. Déjeuner copieux, et photos de groupe, et c’est fini.

    Ce fut mon premier 1000. C’est dur. Ce n’est pas à faire chaque semaine, mais je suis content de l’avoir fait, c’est une nouvelle expérience.

    Mais maintenant, ma saison va se calmer, je n’aurai plus trop le temps de m’entrainer, et les futurs 400, 600, 1000, 1200 seront un peu hors de portée.

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    Verslag BRM 1000 km Lier

     

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    Samedi-Dimanche 11-12/06/2016 : Le BRM 600 d’Ostende
    Par Patrice Martin

    J'ai survécu au 600, comme prévu (pour cause de grève SNCB imminente), je suis parti à 4 h au lieu de 6h.  ET j'ai donc fait un 600 en presque totalement SOLO.  Pourquoi presque ... car un jeune cyclo avec un vélo "fitness" (rapport style VTT mais pneu de route) me dépasse (je faisais du 28 et lui du 31 ...  je lui ai emboîté le pas ... heu la roue et nous avons roulé ainsi quelques kilomètres ... cela m'a bien aidé.  Ensuite, en le remerciant, j'ai pris un relais  ... et je ne l'ai plus vu (je ne l'ai peut-être pas lâché, il allait peut-être ailleurs).  Mais sur cette portion, alors qu'avant j'avais 21, 22 ou 23 de moyenne, j'ai atteint 25 ! ! ! 

    J'ai revu l'un ou l'autre au contrôle ... ils me reprennent 2h sur environ 200 km.  Mic était venu rouler un peu samedi ... mais pas la totalité du 600.  J'ai poursuivi, à mon habitude, jusqu'à Dunkerke (hôtel formule 1 de Grande-Synthe) et j'y suis arrivé vers 22h30, il faisait encore clair.

    Finalement, j'aime assez partir à 4h, il fait calme le matin et il fait encore clair le soir.

    Dimanche, je suis parti vers 4h35.  Très calme,  ... trop ... Contrôle à Bourbourg ... 5h15 .... il n'y a rien d'ouvert (photo du monument au morts). Les villages suivants non plus ... Je m'arrête pour manger devant une église et poursuis vers le contrôle suivant Wissant. Il est 8h05 Boulangerie ouverte ... mais aucun café ... il faut attendre 9 h. Je continue ma route vers Boulogne. Nausicaa (office du tourisme) fermé, mon café habituel rideaux fermés, je me renseigne dans un autre ... pas encore ouvert (une personne seule ... et en cuisine), il me renvoie vers mon café habituel ... qui est en train d'ouvrir.   ... Je ne reverrai les autres qu'au km 180, environ à Tournehem.

    Je pars un peu avant eu et il me rattraperont 21 km plus loin.

    La descente de St-Martin Boulogne (à moins que ce soit Boulogne St-Martin) j'ai atteint 71, ? km/h (vitesse limitée à 70 ! ! ).

    J'ai oublié mon chargeur de gsm ... je n'ai donc pu prévenir Alain que c'était ok pour revenir en train.  Mons GSM a tenu ...jusqu'à la fin du BRM ... tout de suite après, c'était fini ! !   du bol.  J'avais peur qu'il ne se coupe avant de me réveiller à l'hôtel ! ! !

    Un peu de pluie pour moi dans les 20 derniers km ... je sais j'aurais dû aller plus vite.

    609 km en 38h30  ... j'ai mis 38h45 sur la carte.

     

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    Vendredi-Samedi 10-11/06/2016 :
    Les Vosges - My first impressions ...

    Par Pierre-Yves Rosoux

    J'avais envie de grimpette et les Vosges sont un terrain idéal de jeu/entrainement. Etant inscrit pour un "truc de Ouf" fin juillet, le 'Raid Extrême Vosgien' Actualités du Raid Extrême Vosgien pourquoi pas venir se tester en conditions réelles ... ?

    Au programme des cols, des cols, des cols, j'ai écumé tout ce qu'il y a au Sud de Gerardmer aujourd'hui et je ferai de même demain à l'Est. Quelques cols célèbres comme 'la planche des belles filles' que j'ai trouvé très difficile malgré sa 'courte' distance (6km) alors que p.ex le Ballon d'Alsace (12km) est 'beaucoup plus faisable'. Une véritable journée 'en dents de scie' ;-) (voir profil)Capture d’écran 2016-06-10 à 19.00.38.png

     

     

     

     

     

    La météo était clémente, temps sec, chaud et ensoleillé jusque 14h.

    Au final, je n'avançais plus, panne de jus (étonnant!) pour 204 km et un joli dénivelé positif de 4000 m.

    Demain sera moins gai car je partirai sous la pluie qui s'invitera toute la journée ... avec des freins mouillés peu efficaces fini les descentes enivrées à 80 kmh ...

    Je pars ce matin , vers 7h15, sous une petite pluie, les routes sont détrempées ... A froid je commence par le Col de la Schlucht où j'arrive dans les nuages, for humide tout cela ! Ensuite longue descente vers Munster où les cigognes sont bien présentes sur de nombreux toits. A la sortie de Munster, je fais fort, je me tape des morceaux de grimpette à 19%, ma roue avant s'élève, j'hésite une seconde à mettre pied à terre ... mais je tiens bon.

    Ensuite descente vers Kayserberg, un peu de plat avant de nouveaux cols que je grimpe très souvent à 10kmh. La gestion est bonne, pas de crampes, il fait moins chaud qu'hier. J'ai assez de chance avec la météo, je n'aurai de la pluie que la dernière 1/2 heure, Météo France se trompe aussi !

    En fin de parcours, après 140 km je 'aperçois que mon GPS me fait passer par un chemin ... forestier! :-( Comme je suis à l'intersection d'une route allant au Schlucht, je décide de me taper ce col une seconde fois et arrivé au-dessus, je suis encore assez en forme pour aller admirer le paysage au Col du Honneck, où il reste quelques dizaines de mètres carrés ... de neige !On est bien à quelques jours de l'été, isn't it?

    Au final, 180 km et 3500 D+ et satisfait ! I will be back ! ;-)

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