Sorties Juin 2016

Jeudi-Samedi 16-18/06/2016 : Le BRM 1000 de Lier
Par Alain Darville

Louis Beirinckx  organise le BRM 1000 km de Lier au bénéfice de l’Oncologie de l’hôpital H.Hart (Sacré Cœur) de Lier.

Au début 2016, je ne pouvais pas m’y inscrire pour des raisons professionnelle. Mais début mai, cela s’arrangeait, le boulot de juin a été fini en mai, alors que je ne pouvais plus faire le BRM 1000 km de début septembre (le BOB) pour lequel je m’étais inscrit, pour des raison toujours professionnelles mais de toutes autres raisons. Tout cela est compliqué, donc j’ai dû avancé fameusement mon planning de mise en condition pour faire ce 1000 pour ne pas mourir après deux jours.

Patrice et moi, nous nous y sommes donc inscrits en dernière minute, même si pour Patrice, c’est un problème de stand by à la banque qui la poussé à retarder son inscription.

Mais pourquoi faire un 1000 ? il y a quelques années, je ne l’aurais même pas fait. Trop long, trop dur, en gros, un 400 suivi de deux 300, le tout en moins de 75 heures. Mais depuis qu’ils (les français de l’Audax parisien) ont inventé le Randonneur 5000, il faut faire le 1000, et comme il n’y avait que ça qui me manquait (PBP, 200, 300, 400, 600, 1000, flèche + quelques BRM pour arriver à 5000), aller hop, je me suis lancé… Et finalement comme c’était pour une bonne cause, et que le parcours n’était pas mal, qu’il y avait une bonne ambiance, je ne l’ai pas regretté.

Le planning est le suivant :

Jeudi 16 juin : 377 km

Lier – Stekene – Aalter – Torhout – Diksmuide – De Haan –  Breskens – Hulst – Antwerpen - Lier

 

Vendredi 17 juin: 313 km

Lier – Ossendrecht – Oesterdam – Philipsdam – Volkerakdam - Kop ‘t Land – Dussen – Oisterwijk + Ravels – Lier

 

Samedi 18 juin: 300 km

Lier – Averbode – Koersel - Genk – Opitter – Helchteren - Lommel – Dessel – Herentals – Lier

 

Mais faire un 1000, ce n’est pas de la tarte. C’est dur physiquement, aussi bien pour faire tourner les jambes pendant plus de 40 heures que par le manque de sommeil. Mais Louis a tout fait pour nous faciliter la tâche, en nous réservant l’hôtel et les endroits où on pouvait manger, à 4h, à 10h, à 14h et à 22-23h.

Le Bed Muzet, auberge de jeunesse, fera office d’hôtel, le Bar Muzet, au centre culturel de Lier, fera office de restaurant.

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Et c’est parti, à 4h30, le jeudi, longue journée de presque 380 km. On formera au début du 1er jour un groupe de 13 rouleurs, avec ceux qui ont pris la formule Al-In. D’autres qui roulent en aventuriers sont déjà ou pas encore partis. Mais dans les Al-In, il manque Patrice qui n’est définitivement pas capable de partir à l’heure.

Nous partons via Anvers, vers Diksmude.

A Anvers la traversée de l’Escaut, par le tunnel piétonnier Sint-Anna, va s’avérer assez athlétique, l’ascenseur ne fonctionne pas, de même que les escalators. Il faut faire le porter de vélo, descendre  et grimper les 31 m de profondeur de ce tunnel via les escalators en bois d’origine 1933. Encore une raison de ne pas avoir de calles de courses mais de VTT. Soufflant comme des locomotives, les cyclos transformés en porteurs himalayens arrivent au bout du tunnel.

Après Anvers, Patrice qui nous a rattrapé en brulant tous les feux rouges de la ville, nous laisse sur place, il est parti tout seul.

Comme nous sommes encore frais, nous roulons à un petit 28-29 km/h le long de l’autoroute qui va à Gand. Très vite, nous voyons qui va faire l’effort de mener le groupe : Dirk qui va faire presque 1000 km en tête, épaulé par Andy et sa micro-caméra. Marcel vient faire aussi de longs relais, Bernard s’y colle de temps en temps. J’essaye timidement de parfois me montrer. Les anglais qui sont encore deux, suivent le groupe, Antonio aussi, Frans reste souvent loin derrière, prenant autant le vent que les premiers, en compagnie du vélo couché. Le premier jour Jan nous accompagne encore un peu. Et quelques autres cyclos resteront aussi avec nous.

A Terdonk, nous traversons le canal Gent-Terneuzen via un bateau.

A 8h, nous avons fait 75km, et nous nous arrêtons chez Etienne pour boire le café. Etienne a déserté les pelotons des randonneurs pour faire le tour du monde avec sa femme en mobile-home. Tout le monde est content de le retrouver, on y reste une grosse demi-heure et nous repartons.

En arrivant le long du canal Gent-Brugge, je pers ma deuxième lampe arrière sur une bosse, et une voiture l’écrase. Bon pas la peine de ramasser les morceaux, je roule derrière le groupe qui ne m’a pas attendu. Mais pas loin, Louis nous attends pour un lunch pick-nick, qui va se révélé bien utile après le pain un peu rikiki du déjeuner de l’auberge de jeunesse. Tartine faites par Madame Bierincks, couques, bananes et chocolat à boire. Certains qui n’étaient pas Al-In sont partis, on ne les reverra plus. Le groupe commence à avoir sa composition définitive. Mais l’heure tourne, 90km, il est 9h, il en reste 300 à faire. Et après 22h, le Bar Muza est sans cuisinier. Il va falloir accélérer le tempo et ne plus trop s’arrêter. Sauf par la première de nos nombreuses crevaisons. 9 ou 10 au total sur les 1000 km, mais j’ai un peu perdu le fil, Bernard a gagné avec 4 crevaisons. A 15 minutes la crevaison, ça fait + de 2h de perdues. Ceux qui n’ont jamais crevé peuvent refiler la marque de leurs pneus aux intéressés.

Le vent se lève tout doucement et nous arrivons à Diksmude un peu avant midi. Au 1er contrôle, nous avons fait 153 km. Patrice y est déjà passé, il y a une bonne heure avec son super hollandais René. Ils ont dû réveiller le cuisinier pour avoir à manger, et n’ont même pas eu de dessert.

Après une bonne heure passée à manger, le groupe papote et ne semble pas vouloir partir. Bernard et moi, nous y allons. C’est peut-être un peu optimiste, il reste + de 200 km à faire, mais le vent sera favorable. Et effectivement, cela roule bien, en suivant l’Yser, nous remontons la moyenne.

A 14h30, nous sommes à De Haan (200 km), à 15h30 nous passons à Damme (230 km), à 16h nous faisons le tour des remparts de Sluis (241 km). Le ciel en profite pour commencer à pleuvoir, un peu au début, à fond la caisse par la suite. Le soleil de la journée est parti, on ne le verra plus beaucoup pour le reste de la balade des 3 jours.

A 17h15 et 260 km, nous arrivons à Breskens, à l’embouchure de l’Escaut. Escaut que nous allons suivre jusqu’au deuxième contrôle, à Hoofdplaat, km 279, il est 17h35. Nous retrouvons les échappés matinaux, Patrice, Jan, Antonio, Louis, quelques hollandais, etc… Et nous mangeons un hamburger. La route est encore longue.

Jan a oublié sa gourde en partant, je la mets dans mon sac, et Bernard et moi, nous repartons pour finir cette première journée, juste avant que le groupe n’arrive. Marcel est malade, il a du mal à digérer.

Après Terneuzen, on se noie dans le flotte. Nous sommes juste sous une bande orageuse qui suit le même chemin que nous et qui nous flanque des tonnes d’eaux sur la figure. Mais je commence à manquer de jus. La journée a été longue et nous n’avons pas ménagé notre peine. Nous rattrapons Patrice qui roule au ralenti. Il se met derrière nous et après quelques moment commence à faire des accélérations digne d’un dragster, en prenant directement 100 m. Nous revenons chaque fois au train, et le même cinéma recommence quelques fois.

Nous arrivons à Anvers en suivant l’autoroute du matin, et en arrivant au fameux tunnel Sint-Anna. Il est 21h, nous avons fait 350 km. Et miracle, les escalators fonctionnent. Nous récupérons Antonio et Jan, à qui je rends sa gourde. Jan est tout content, surtout que je l’a lui donne remplie d’eau. On ne les verra plus à la sortie du tunnel. Mais moi je suis bien content de ne plus avoir mon petit kilo d’eau à transporter.

La sortie d’Anvers se fait dans la pénombre via des chemins cyclables qui tournicotent dans tous les sens. Et enfin Lier est là, contents mais crevés, la 1ère journée est finie. Il est 22h20, 375 km sont fait. Et on fonce à notre table de restaurant du centre culturel. Et on attend. Ils pensaient qu’on arriverait ensemble. Ils veulent bien servir la soupe, mais le groupe n’arrive qu’à 23h, et on peut enfin manger. Tout ça c’est bien, mais tout le temps qu’on attend pour rien, on ne l’a pas pour dormir. C’est à 24h30 qu’on peut enfin aller au lit, pour une courte nuit de 3h50.

Nuit courte mais longue pour certains. Comme les vêtements, chaussures, chaussettes et sacs sont mouillés, cela sent un peu beaucoup dans la chambre. La fenêtre ouverte les moustiques sont bien là, mais j’ai mon anti-moustique personnel : Patrice ! Comme il attire encore plus les moustiques que moi, je suis tranquille la nuit.

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A 5h sur le vélo nous partons en groupe pour la deuxième journée, sans Patrice qui n’est pas prêt. Sans Patrice, mais aussi sans un des deux anglais qui a abandonné. Patrice, lui, doit gratter ses boutons et ne sait pas faire autre chose. Nous allons faire un petit tour de 315 km aux Pays-Bas. Nous allons faire un cercle en partant par le nord d’Anvers, et en allant jusqu’au sud de Rotterdam, pour contourner Tilburg par l’est.

Nous repartons sur le même tempo que jeudi, Patrice fait son show, nous dépasse et s’en va. Nous allons sur les digues qui traversent des bras de mer, des cours d’eau, etc… Heureusement, il n’y a presque pas de vent, cela facilite grandement la progression. Bernard en profite pour crever deux fois.

A 9h25, au km 95, nous retrouvons Louis et son pick-nick. Pick-nick bienvenu car personne n’a demander le déjeuner la veille au Bar Muza. Tout le monde pensait qu’un autre l’aurait fait. Bon c’était sans doute la fatigue. On ne perd pas grand-chose, mais il a fallu compenser en mangeant bananes et biscuits.

Ensuite, la progression devient monotone. Il commence à pleuvoir, mais cela ne durera pas trop longtemps, et le reste de la journée se passera au sec. Je m’endors sur mon vélo, les kilomètres ne passent pas. Patrice est dépassé à un moment donné, nous repasse à la suite d’une crevaison, Antonio s’en va pour aller au restaurant, se perd et fait quelques kilomètres en plus. Toujours est-il que nous arrivons à Dussen, seul contrôle de la journée, au resto. Km 189, il est 14h. Soupe, tartines et omelette.  Cette fois-ci, on ne perd pas trop de temps, ¾ d’heure, et nous sommes repartis.

Je vais faire un gros effort, en tenant 20 km devant le groupe, en compagnie de Marcel ou Dirk. Ça va, ça roule, un peu moins vite que la veille, mais on avance. C’est déjà plus amusant comme ça.

A 18h, nous faisons une pause de 40 min, km 266. Patrice nous passe juste au moment où nous sortons, sans nous voir. Il vient d’avoir une grosse fringale et a mangé toutes ses bananes, pains et raisins sec qu’il avait encore en stock. On va le récupérer et il finira avec nous.

Maintenant nous allons finir, assez tôt. Il n’est que 21h, et nous avons fait 315 km. Douche, resto et longue nuit de presque 5h. Patrice s’occupe de ses moustiques, comme ça je peux dormir.

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Dernier jour, les héros sont fatigués, il ne reste « plus que » 300 km à faire. Cette fois, nous partons dans le nord du Limbourg. Il est 5h10 quand nous partons, sans Patrice, qui n’est toujours pas là. Personne n’a envie de mener le groupe, ce sont Dirk et Marcel qui s’y collent. Mais cela n’avance pas trop, un petit 25 km/h.

Dirk casse une pédale, et continue cahin-caha. Comme Antonio crève à l’abbaye d’Averbode, sur un chemin digne d’une piste africaine, Dirk, Marcel et Cie continuent jusque Tessenderloo à la recherche d’un magasin de vélo. Il n’est que 7h, ce ne sera sans doute pas facile. Pendant qu’Antonio répare, un essaim de moustiques nous attaque. Bernard s’étant aspergé d’anti moustique, ceux-ci me repère et foncent sur moi. En écrivant ces lignes, je découvre encore de nouveaux boutons qui étaient restés discrets puisque cela me chatouille de partout.

Nous continuons à cinq, Frans, Antonio, Bernard, le vélo couché et moi. Nous retrouverons les autres au pick-nick de Louis.

Mais il commence à pleuvoir. Toute la journée ce sera comme ça. Pluies plus ou moins importantes, avec quelques apparitions du soleil. Le k-way sera mis et enlevé un nombre incalculable de fois.

Mais les sols sont gorgés d’eau. Dans les bois, et les virages à 90°, les freins et les jantes souffrent le martyre. Des piscines sont régulièrement traversées, dont une assez carabinée. En suivant Bernard, je le vois s’enfoncer de plus en plus dans la flotte. Facilement 20 cm d’eau, avec ma seule crainte que Bernard ne s’arrête et moi derrière aussi. Les roues sont nettoyées mais cela ne durera pas longtemps avant qu’un coulée de boue ne soit traversée. La progression est vraiment lente. Virages, freinages, relances incessantes, on reste à 20 km/h.

Au km 83, nous retrouvons Louis et son pick-nick. Nous avons fait 86 km. Les autres ne sont pas encore passés. On en profite pour manger assez bien, car cette fois, comme le disait Antonio, la chaudière est éteinte, et il faut absolument rallumer quelques buches.

Dirk, Marcel, Andy, et Cie arrivent. Il ont pu trouver une pédale chez un marchand de vélo. Nous repartons ensemble.

A Winterslag, après 115 km, Bernard crève encore une fois. Comme il est déjà 11h, le groupe se resépart encore une fois. Nous ne restons plus que 4 : Frans, Antonio, Bernard et moi. Bernard a quelques problèmes avec ses bombonnes de gaz, et je sors ma super-pompe. Il reste 50 km pour arriver au resto. On accélère un peu le tempo. Mais visiblement, cela ne roule pas assez vite pour Frans, qui essaye plusieurs fois de s’échapper, avant de placer une accélération à la Cancellera. On ne le reverra plus jusqu’au resto.

Le resto sera un supplice tellement tout était lent. Cela va mettre à rude épreuve nos nerfs. 1h30 pour une soupe et un spaghetti, dans un resto uniquement pour nous, c’est un record. 1h30 pour nous, donc 1h40 pour Marcel et Cie. Patrice en profitera pour refaire une heure de retard, à peine arrivé comme un martien, à peine servit, mangé et sorti. Mais un orage s’abat sur nous pendant que nous mangeons. On espère qu’après il nous laissera tranquille. Erreur. Il va flotter sans arrêt pendant une bonne heure.

Antonio, Bernard et moi, nous repartons les derniers. Mais Bernard a mangé des spaghettis spéciaux, on ne sait plus le tenir. On avale Patrice qui nous sort : « Je ne veux pas rouler avec vous, comme ça je peux choisir les endroits les moins mouillés de la route », dit-il pendant que nous roulons dans 2 cm d’eau, tellement il pleut fort.

On refait le retard sur le groupe, mais Bernard et Antonio continuent. Il jouent au Patrice et partent loin du groupe. Pour moi, c’est bon, cela ne sert à rien de s’épuiser pour rien. Bernard plafonne au loin, il ne s’envole plus. Et nous les récupérons, juste à temps pour enlever le K-Way sous le soleil.

Andy a des problème de tendinite au tendon d’Achille et ne sait plus mener le groupe.

Un peu plus loin, c’est une crevaison d’encore Andy qui nous arrête. Antonio en profite pour aller demander le résultat de Belgique-Irlande : 3-0.

Andy qui n’a décidément pas de chance, chute un peu plus loin suite à un freinage trop appuyé de l’anglais. Mais il peut continuer sans problème.

Nous allons encore faire une pause le long du canal Bocholt-Herentals. Et la dernière ligne droite est en vue. Pas comme Patrice qui a disparu corps et biens.

Après une dernière crevaison de Frans, suivi d’une chute, du même à l’entrée de Lier, nous avons enfin terminé notre 1000, sous la pluie et le froid (12°c). Il est 22h. Nous avons fait 985 km en 65h30. Patrice arrivera une ½ heure après nous.

Quelques bières plus tard et une nouvelle courte nuit (au lit à 3h), c’est une réception qui est organisée par Louis. Le staff médical, qui l’a soigné d’un cancer, est présent pour recevoir un don de 1500 euros qui a pu être récolté grâce aux participants du BRM. Déjeuner copieux, et photos de groupe, et c’est fini.

Ce fut mon premier 1000. C’est dur. Ce n’est pas à faire chaque semaine, mais je suis content de l’avoir fait, c’est une nouvelle expérience.

Mais maintenant, ma saison va se calmer, je n’aurai plus trop le temps de m’entrainer, et les futurs 400, 600, 1000, 1200 seront un peu hors de portée.

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Verslag BRM 1000 km Lier

 

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Samedi-Dimanche 11-12/06/2016 : Le BRM 600 d’Ostende
Par Patrice Martin

J'ai survécu au 600, comme prévu (pour cause de grève SNCB imminente), je suis parti à 4 h au lieu de 6h.  ET j'ai donc fait un 600 en presque totalement SOLO.  Pourquoi presque ... car un jeune cyclo avec un vélo "fitness" (rapport style VTT mais pneu de route) me dépasse (je faisais du 28 et lui du 31 ...  je lui ai emboîté le pas ... heu la roue et nous avons roulé ainsi quelques kilomètres ... cela m'a bien aidé.  Ensuite, en le remerciant, j'ai pris un relais  ... et je ne l'ai plus vu (je ne l'ai peut-être pas lâché, il allait peut-être ailleurs).  Mais sur cette portion, alors qu'avant j'avais 21, 22 ou 23 de moyenne, j'ai atteint 25 ! ! ! 

J'ai revu l'un ou l'autre au contrôle ... ils me reprennent 2h sur environ 200 km.  Mic était venu rouler un peu samedi ... mais pas la totalité du 600.  J'ai poursuivi, à mon habitude, jusqu'à Dunkerke (hôtel formule 1 de Grande-Synthe) et j'y suis arrivé vers 22h30, il faisait encore clair.

Finalement, j'aime assez partir à 4h, il fait calme le matin et il fait encore clair le soir.

Dimanche, je suis parti vers 4h35.  Très calme,  ... trop ... Contrôle à Bourbourg ... 5h15 .... il n'y a rien d'ouvert (photo du monument au morts). Les villages suivants non plus ... Je m'arrête pour manger devant une église et poursuis vers le contrôle suivant Wissant. Il est 8h05 Boulangerie ouverte ... mais aucun café ... il faut attendre 9 h. Je continue ma route vers Boulogne. Nausicaa (office du tourisme) fermé, mon café habituel rideaux fermés, je me renseigne dans un autre ... pas encore ouvert (une personne seule ... et en cuisine), il me renvoie vers mon café habituel ... qui est en train d'ouvrir.   ... Je ne reverrai les autres qu'au km 180, environ à Tournehem.

Je pars un peu avant eu et il me rattraperont 21 km plus loin.

La descente de St-Martin Boulogne (à moins que ce soit Boulogne St-Martin) j'ai atteint 71, ? km/h (vitesse limitée à 70 ! ! ).

J'ai oublié mon chargeur de gsm ... je n'ai donc pu prévenir Alain que c'était ok pour revenir en train.  Mons GSM a tenu ...jusqu'à la fin du BRM ... tout de suite après, c'était fini ! !   du bol.  J'avais peur qu'il ne se coupe avant de me réveiller à l'hôtel ! ! !

Un peu de pluie pour moi dans les 20 derniers km ... je sais j'aurais dû aller plus vite.

609 km en 38h30  ... j'ai mis 38h45 sur la carte.

 

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Vendredi-Samedi 10-11/06/2016 :
Les Vosges - My first impressions ...

Par Pierre-Yves Rosoux

J'avais envie de grimpette et les Vosges sont un terrain idéal de jeu/entrainement. Etant inscrit pour un "truc de Ouf" fin juillet, le 'Raid Extrême Vosgien' Actualités du Raid Extrême Vosgien pourquoi pas venir se tester en conditions réelles ... ?

Au programme des cols, des cols, des cols, j'ai écumé tout ce qu'il y a au Sud de Gerardmer aujourd'hui et je ferai de même demain à l'Est. Quelques cols célèbres comme 'la planche des belles filles' que j'ai trouvé très difficile malgré sa 'courte' distance (6km) alors que p.ex le Ballon d'Alsace (12km) est 'beaucoup plus faisable'. Une véritable journée 'en dents de scie' ;-) (voir profil)Capture d’écran 2016-06-10 à 19.00.38.png

 

 

 

 

 

La météo était clémente, temps sec, chaud et ensoleillé jusque 14h.

Au final, je n'avançais plus, panne de jus (étonnant!) pour 204 km et un joli dénivelé positif de 4000 m.

Demain sera moins gai car je partirai sous la pluie qui s'invitera toute la journée ... avec des freins mouillés peu efficaces fini les descentes enivrées à 80 kmh ...

Je pars ce matin , vers 7h15, sous une petite pluie, les routes sont détrempées ... A froid je commence par le Col de la Schlucht où j'arrive dans les nuages, for humide tout cela ! Ensuite longue descente vers Munster où les cigognes sont bien présentes sur de nombreux toits. A la sortie de Munster, je fais fort, je me tape des morceaux de grimpette à 19%, ma roue avant s'élève, j'hésite une seconde à mettre pied à terre ... mais je tiens bon.

Ensuite descente vers Kayserberg, un peu de plat avant de nouveaux cols que je grimpe très souvent à 10kmh. La gestion est bonne, pas de crampes, il fait moins chaud qu'hier. J'ai assez de chance avec la météo, je n'aurai de la pluie que la dernière 1/2 heure, Météo France se trompe aussi !

En fin de parcours, après 140 km je 'aperçois que mon GPS me fait passer par un chemin ... forestier! :-( Comme je suis à l'intersection d'une route allant au Schlucht, je décide de me taper ce col une seconde fois et arrivé au-dessus, je suis encore assez en forme pour aller admirer le paysage au Col du Honneck, où il reste quelques dizaines de mètres carrés ... de neige !On est bien à quelques jours de l'été, isn't it?

Au final, 180 km et 3500 D+ et satisfait ! I will be back ! ;-)

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Samedi 04-05/06/2016 : Le BRM 600 de Lier
Par Patrice Martin

Dans l'ensemble, cela s'est très bien passé et, question météo, on a été gâté.  Comme j'ai l'habitude de le dire, ce n'est pas un problème s'il pleut ou tonne ailleurs.  Et c'est ce qui s'est produit. Nous avons été épargnés. 

Question pluie, on a eu, selon les groupes avec lesquels on était, que quelques gouttes de pluie (que j'appelle rafraîchissantes).  Il y a eu une petite pluie alors qu'on se restaurait le samedi soir à Maaseik et, bien qu'en terrasse, nous étions à l’abri. 

Le premier jour s'est passé à merveille (pour moi, en tout cas) et pour Alain aussi, mais il vous en dira plus dans  son compte rendu qui arrivera bientôt; mais lundi, il était déjà au travail ... moi avant et après un 600 je prends un jour de congé.   Avant, préparation et aller parfois en train  et après pour le repos. 

Le lendemain j'ai eu un départ pénible, à peine sorti de l'hôtel  ... un fuite (ou un sabotage la nuit ... )  Alain ne me voyant pas le suivre est revenu, on est reparti ensemble et quelques kilomètres plus loin ... je ne sais plus combien 10 ?  15 ?  fuite à nouveau.  On a soupçonné quelque chose dans le pneu et Alain, en bon samaritain, m'a donné son pneu de rechange ... à la couleur assortie à mon cadre ! ! !  Nouvelle réparation, un bon gonflage à 120 PSI et nous sommes repartis probablement bons derniers.  Beaucoup avaient continué la nuit. 

Probablement derniers au contrôle de Valkenburg, on a revu Antonio (Moreno-Casas) et Jan (Geerts) à Tongeren, à Hoegaarden et à Lier.  Après Hoegaarden, Alain a repris du poil de la bête et m'a largué petit à petit, il est arrivé environ 30 minutes avant moi.

Alain m'a dit qu'il était fatigué, il payait, selon lui les efforts fournis la veille avec 3 néerlandophones (Frank Steenput, Peter Demonie et Andy Claeskens, qui filme ici et là- aussi en Rohloff). 

En ce deuxième jour, personnellement, mes jambes semblaient "anesthésiées".  Elles fonctionnaient comme par automatisme, un véritable métronome. Mais comme la seconde partie était plus vallonnée que la première, j'ai dégusté, même, à mon tout petit niveau dans les côtes, j’ai réussi à garder un certain rythme ...  par contre pour d'autres (Ulvend) j'ai plus rien de plus petit et je pousse à du 5 km/h ... jusqu'en haut. 

Les belles petites routes dans les vergers ou les champs (des BRMs de Saint-trond ou de Lier) étaient toujours aussi belles, excepté que dans les points bas, les pluies des semaines et jours précédents avaient laissé des flaques d'eau et de boues sur toute la largeur de la route et sur des longueurs allant d'un mètre ou deux jusqu'à une d'une bonne dizaine de mètre et à la profondeur incertaine.  Nous sommes passé par le champ avoisinant pour ne pas sombrer.  On ne vous raconte pas l'état de nos vélos ... pleins de boues. 

 

Par Alain Darville

Départ à 05h du matin, dans le noir et le brouillard pour faire un petit 600 km (en fait 580) à travers les Pays-Bas et le Limbourg belge. Ce 600 est organisé par Louis Beirinckx. Cela devient une distance un peu (beaucoup) trop longue pour moi, mais comme je me suis mis en tête de faire un 1000 cette année, il doit servir d’entraînement.

Nous allons rouler groupé assez longtemps, jusqu’au 3ème contrôle, au km 210, où certains se seront arrêtés pour manger, et d’autres continueront directement.

Mais nous partons avec un petit groupe de 20 cyclos (pas beaucoup pour un 1er 600) sur un tempo que tout le monde peut suivre sans forcer.

Les Pays-Bas restent pour moi, une « Terra Incognita », j’ai toujours l’impression d’être entouré d’eau, et de ne jamais savoir où je suis. Sans GPS, c’est bien un Pays où on ne me verrait plus, bien que j’y ai fait des 600 homériques du temps d’avant les GPS.

Le 1er contrôle se fait à Oirschot, dans une cabane de pêcheurs qui ont déjà leurs coupes plus grandes qu’eux avant de commencer à pêcher. Il est 08h15, nous avons fait 78 km à un 25 km/h de moyenne.

Nous remontons toujours vers le nord, en passant le Meuse pour aller longer la Waal. Les cours d’eau sont gonflés par les pluies abondantes des derniers jours. Les digues sont assez élevées et des prairies qui servent de zones inondables voient leurs vaches se réfugier au sommet des terrains qui émergent encore un peu. Visiblement cela n’inquiète que moi, de savoir ce que deviennent les animaux lorsque l’eau montera encore.

Comme le tempo n’est vraiment pas rapide je commence à somnoler à l’arrière du groupe (manque de sommeil). On suit la digue entourée d’eau, encore et encore.

Une cigogne au sommet de sa tour me réveille, mais nous sommes arrivés au 2ème contrôle à Rossum, km 136, il est 11h.

Comme le groupe met un peu de temps à partir, Patrice joue aux éclaireurs. Je ne sais pas si c’est à cause de lui, mais l’allure du groupe est maintenant franchement plus rapide. On reste à 30 km/h. Certains commencent à souffler derrière, je me retrouve même à mener le groupe, Patrice est passé à l’arrêt en train de se déshabiller. Et on continue, jusqu’au moment où le groupe part en morceau et où Bernard vient faire le gendarme et nous fait ralentir.

Maintenant, nous avons changé de fleuve et nous suivons la Meuse, nous redescendons vers le sud. Nous sommes à Mook, 3ème contrôle, il est 13h50, km 199, nous allons faire une heure de pause pour manger un repas chaud, en fait une omelette. Mais certains ne doivent pas manger (ils ont de la chance) et continuent, Jan, Beranrd, Antonio, et d’autres sont partis. La moyenne ne bouge pas beaucoup, un peu plus de 25 km/h.

Mais après ce repas, cela va changer, Louis, Herman, Frans n’ont pas fini de manger, et nous partons à 5 ; Patrice, Frank, Peter, Andy et moi. Patrice fait un relais dont il a le secret et puis, disparait à l’arrière.

Je me demande ce que je fais là, à suivre mes trois nouveaux équipiers. Ça roule trop vite. Mais je m’accroche, j’essaye de temps en temps de passer timidement devant, pour faire quelques relais, bien plus courts que ceux des autres. Frank est toujours aussi impressionnant. A Lottum, nous passons la Meuse sur un bac et puis nous arrivons à Helden, à la station essence où nous retrouvons les autres qui partent quand on arrive. Il est 17h40, nous avons fait 279 km, et la moyenne dépasse 27 km/h. Les orages nous entourent, nous avons eu quelques gouttes, mais ce sont plus les projections d’eau des autres vélos qui mouillent que ce qui tombe du ciel.

Nous repartons à quatre, toujours à un petit 30 km/h. Frank roule sur une assez grosse branche d’arbre qui tape dans ma roue avant et qui fait partir l’aimant du compteur de vitesse pile-poile au km 300. Donc maintenant, ou je regarde la carte du GPS ou je regarde la vitesse et la distance, toujours sur le GPS.

Mais on avance, nous retrouvons les premiers à Masseik, au 5ème contrôle. Mais nous allons maintenant souper, un bon plat de pâtes pour moi. Il est 19h20, nous avons fait 320 km. Mais le service n’est pas des plus rapides et nous allons y rester 1h30. Patrice nous rejoint, toujours en pleine forme.

Nous repartons tous ensemble, avec Herman, mais pas longtemps pour lui, il a crevé. J’y vais donc avec Patrice, et un vélo couché. Nous allons prendre un ravel, d’une vingtaine de kilomètres dans les bois en direction de Genk. Un chevreuil court un peu devant moi, sans me voir, et Patrice dont le vélo ne fait pas encore de bruit est un peu plus loin. Le chevreuil traverse la piste juste devant moi, et c’est alors qu’il voit sans doute mon phare et s’enfuit. Et Patrice de dire : « Il faut faire du bruit, comme ça il ne risque pas d’avoir une réaction imprévisible. » Ben non, pour moi, c’était très bien comme ça.

L’hôtel est enfin là. Il est 22h30, nous avons fait 345 km. Et maintenant au lit, et dodo. Juste le temps d’entendre se battre Patrice avec sa douche disant des « Purée !!! » de plus en plus fort, entre les jets d’eaux froides et d’eaux bouillantes. Mais tout le monde ne s’arrête pas à l’hôtel. Nous sommes seulement 9 à y dormir. Les autres continuent et vont rouler toute la nuit. Je ne comprends pas très bien pourquoi ils ne veulent pas dormir, pour moi c’est inutile et c’est dangereux. On a largement le temps.

A 5h, nous déjeunons, et nous retrouvons les autres, qui partent à 5h30 tapantes, sans nous, Patrice se faisant attendre. Patrice a bien de la chance que je l’ai attendu, parce qu’il a crevé. Et moi, j’ai bien de la chance de l’avoir attendu, parce que je n’y vois rien. Il y a du brouillard, on voit à 10 m, mais avec les lunettes qui se couvrent de buées je ne vois même plus mon GPS. Patrice me servira de guide, mais comme il crèvera un peu plus loin, avec le même pneu, je lui passerai mon pneu de réserve. Sinon, il aurait continué à crever tous les 10 km, et alors… Mais avec ça, il est déjà 6h10 quand on quitte l’hôtel. Et encore 20 min lors de la 2ème crevaison. A ce rythme, on n’y arrivera jamais… Sans ses lunettes Patrice mène le duo. Je me demande ce qu’il voit, ou alors à quoi servent ses lunettes ?

Nous retournons aux Pays-Bas, nous allons faire quelques côtes en compagnies des cyclos locaux qui nous passent un peu vite dans les côtes, mais ils n’ont pas 400 km dans les pattes et quelques kilos accrochés à la selle. Le dimanche, le parcours n’a rien à voir avec celui du samedi, autant il était plat le 1er jour, autant il sera vallonné jusque Louvain. Nous repassons la Meuse à Visé, et nous allons visiter les verger limbourgeois. Mais d’abord le 8ème contrôle à Tongres où nous retrouvons Jan et Antonio qui préparent leur 600 km à dénivelé. Il est déjà 11h25, km 450.

Nous partons maintenant faire des zig-zags dans les vergers limbourgeois, entre les pommiers et les poiriers, en prenant des kilos de boues sur les petits chemins interdits aux voitures. La traversées de grandes flaques et de petits étangs est parfois épique, sans trop savoir où on met les roues. On roule donc de moins en moins vite, 21, 20, 18 km/h de moyenne. Dans le dernier lac à traverser (à la nage), je choisi (à l’aveugle) le mauvais côté de la route, et ma roue avant s’enfonce dans la boue et bloque le vélo. J’ai le choix entre tomber à gauche dans la flotte, ou à droite dans l’herbe. J’ai vite choisi, mais mon pied gauche prend un bain de boue.

Après s’être farci une longue côte en pavés à du 5 km/h, nous arrivons à Meldert, le 9ème contrôle, km 520, il est 15h10.

Ensuite, c’est bon, les côtes sont presque finies, jusque Louvain encore un peu, mais ensuite c’est tout plat. Patrice qui avait disparu, réapparait à Louvain, s’excusant d’avoir un peu coupé, sans le vouloir.

Le long du canal jusque Malines, vent de face, nous essayons un peu de rouler ensemble, mais Patrice après avoir pris un gros relais, met tout à gauche. J’y vais donc seul, dépassant Jan et Antonio qui faisant de l’acrobatie au-dessus du canal.

Finalement, c’est terminé. Les 580 km sont finis à 18h40. Le 600 (580) est bouclé en 37h40. Pas fâché de finir. Et maintenant, ce sera le 1000, une autre histoire… Patrice finira 1/2 heure après moi, Jan s’intercalant entre nous deux, et Antonio clôturant les arrivées. Les autres sont déjà repartis depuis longtemps.

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