• Sorties Mai 2016

    Samedi 28/05/2016 : Le BRM 400 de Tournai
    Par Pierre-Yves Rosoux

    Je viens pour la 1ère fois rouler à Tournai, que je ne connais que de réputation et ai du mal à trouver le point de départ à 3h30 du mat’. Alain aussi apparemment et c’est Patrice qui nous aidera en faisant un ‘go to start’ depuis son GPS vélo !

    400 km au programme, c’est la distance selon moi la plus difficile de la série des BRM, car cela doit se parcourir en une journée…

    Au départ nous sommes une petite vingtaine, et pas mal de visages familiers.

    Nous partons à 4h en peloton, et après 5 km arrêt forcé, Johan crève à l’arrière. Nous restons à 4 pour l’assister. Ensuite, on se sent ‘obligé’ de partir en poursuite, roulant jusqu’à 39kmh pour rattraper notre groupe, ce qui sera fait au km 60.

    Au premier arrêt (km 100), le groupe se sépare entre salon de thé et café, la session est quasi ‘communautaire/linguistique’ …

    Au km 175 Yves crève à l’avant, on le presse à réparer rapidement. On salue tous ceux qui nous dépassent…

    2ème ravitaillement à Gaillefontaine au km 218. Après autorisation exceptionnelle, on peut déguster notre sandwich sur la terrasse d’un café-resto « très local ». On mange sous un soleil de plomb, ce qui est bien agréable. A notre départ, on rencontre Patrice qui arrive, ensuite on ne le verra plus de la journée.

    La météo est clémente, un petit vent favorable à l’aller, aucun orage contrairement à ce que Météo-France avait annoncé. Le dénivelé n’est jamais exagéré (rarement plus de 4,5%) mais très régulier.  Le départ de bonne heure combiné aux routes vallonnées et à une déshydratation galopante font du ravage, on passe tous par un coup de pompe, une fringale voire des crampes.

    On s’arrête au km 309 où on constate qu’il n’y pas de boissons fraiches chez Intermarché, on se dirige donc vers le café du village où on retrouve nos copains néerlandophones. On repart ensemble et le groupe de 10 cyclos est donc reconstitué.

    Gros travail contre le vent de Jan, Bart et Marcel, qu’on remercie. On dévalisera ensuite l’épicerie de Lewarde au km 371, tous affalés  sur le trottoir en essayant d’avaler encore quelque  gorgées de liquide sucré, une vraie sinécure…

    La température tombe enfin, on a hâte de rentrer et à côté de Bart, Alain contribue à nous abriter du vent avec sa grande carcasse pour les 20 derniers km.

    On arrive, sur les rotules, à 22h15 après 418 km d’effort, avec une honorable moyenne horaire roulée de 27,4 Kmh, heureux que cela se termine ! Michel Cordier offrira à ceux qui le veulent des boissons et une petite restauration. Quant à Alain, il attendra, couché sur le divan de Michel, notre comparse Patrice qui rentrera à 24h00.

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    Samedi 21/05/2016 : Le BRM 400 km de Lier

    Par Alain Darville

    La préparation au 1000 km de Lier (changement de programme en dernière minute pour cause de boulot) continue. Cette fois c’est un 400. Les BRM de Lier et de Louis sont traditionnellement assez faciles, ici avec 2200 m de dénivelé concentrés sur 250 km, on passe dans la catégorie supérieure.

    Il va faire chaud (ça change !!), avec un départ à 13°c et des pointes à 30°c. Le vent est assez fort et du sud. Ça veut dire qu’on va l’avoir de face sur les 200 premiers kilomètres. Mais ça veut dire qu’on l’aura dans le dos sur les 200 derniers.

    Le groupe part à 4h du matin. Les 400 ont ceci de bien, qu’on ne dort déjà pas la nuit avant de commencer. Il y a +- 25 partants, les habituels et quelques régionaux. Les 90 premiers kilomètres vont se faire groupés, nous suivons les cours d’eau (Ruppel, Escaut et Dendre) jusque Ninove. Nous passons AndréV qui continue sa progression. AntonioM est toujours aussi enchanté du renouveau de son vélo (voir BRM 300 de Waremme). J’arrive même à mener le groupe un dizaine de kilomètres le long de l’Escaut avant que FrankS ne prenne les commandes et y reste jusqu’au premier contrôle (Ninove). Il est 7h20, 90 km sont faits.

    Mais après le premier contrôle, les choses sérieuses commencent, ça commence à monter. Nous partons en direction de la France, en passant par Mons. Naturellement le groupe se décante au fil des montées. PatriceM a disparu à la première petite montée.

    Moi, je continue avec Frank, PeterD, JohanD, YvesW et quelques autres. Je reste derrière, j’ai déjà du mal à rester au contact, les montées sont avalées à 25 km/h minimum, je fais tout sur le grand plateau. Le groupe se sépare même à un moment donné, FrancisV quitte son frère Rohnny et part avec les plus forts.

    Nous restons donc à cinq, Franck fait toujours un gros travail devant, surtout que le vent monte tout doucement en puissance.

    Après 160 km, nous arrivons à Bavay, lé 2ème contrôle. Il est 10h25, nous y retrouvons les autres. Bavay, ancienne capitale des Nerviens, du temps des Romains, contient encore les ruines du forum Gallo-Romains. Nous quittons Bavay, tous ensemble, en prenant l’ancienne chaussée romaine, longue ligne droite, dont nous allons faire 35 km, direction le sud-Ouest.

    C’est Bart, le mari de ClaireC qui s’y colle, en tête du groupe, et ce pendant les 35 km. Une forêt protège du vent pendant 10 km, mais ensuite comme le vent vient du sud, la protection n’est pas vraiment optimale, et tout le monde en prend un peu. Mais ça roule, on reste à 27 km/h. Ensuite nous obliquons vers l’est pour aller vers Le Nouvion-en-Thiérache. Nous croisons aussi un cyclo sur un vélo couché qui fait son Patrice, il fait la boucle à l’envers.

    Yves qui commence sans doute à s’endormir dans le peloton met les rayons de sa roue avant dans le sac gauche d’un rouleur sur un vélo Santos. Le bruit était impressionnant, mais les rayons ont tenu et le sac aussi. C’est vrai que pour avoir roulé derrière ce vélo, le sac dépasse fameusement sur le côté  du vélo.

    A Nouvion, c’est le 3ème contrôle. 211 km, il est 12h50. Le vent de face, c’est fini. Enfin, il fait bien tomber quelques vélos, mais ce sera son dernier fait d’arme.

    Maintenant, ça va rouler, 35 km/h vent dans le dos, mais ça roule tellement vite que maintenant, je ne peux plus suivre, en plus mon dérailleur arrière ne passe pas la plus petite roue. Poussé par le vent, le groupe n’est plus trop utile. Mais chaque fois, je retrouve le groupe à la faveur d’une pause pipi ou d’un tracteur.

    Nous sommes à Havré, le 4ème contrôle à 15h25, nous avons fait 280 km. 2 bonnes heures pour faire 70 km. Comme ça le vélo, c’est facile…

    Mais une fois le Canal du Centre passé, ça remonte, encore et encore. Trop longtemps et trop fort, donc le groupe ç’est fini, définitivement.

    Ronquières est passé, et un coup de téléphone me fait perdre 10 min pour savoir qui m’a appelé avant que ce foutu smartphone ne bloque. Et ensuite le long du canal, pour ne pas le suivre on va se taper des côtes à 10%, en passant par Ittre. Sans doute une demande de Patrice pour préparer sa super-randonnée.

    Vlezenbeek, 5ème contrôle, après 332 km, il est 18h05. Après avoir raté le contrôle, un peu en dehors de la trace, j’ai dû faire demi-tour. Je retrouve les autres sauf Yves qui a déjà dû partir. Mais je commence à fatiguer, je me repose au peu, en regardant partir les autres.

    La partie du parcours autour de Dilbeek n’est pas la plus facile. Tout seul, il vaut mieux prendre les pistes cyclables, mais elles ne valent rien du tout. Ou bien il y a des trous partout, ou bien elles sont sales, ou bien des poteaux sont en plein milieu. Je perds du temps et de l’énergie à vouloir les prendre. Ça monte pas mal.

    Le groupe parti 10 min avant moi, me repasse. Pas tout compris, je ne sais pas ce qu’ils ont fait, en fait ils ont mangé une glace fournie par Babs, la femme de Frank (dommage, si j'avais su...). Comme les montées sont finies, je vais m’accrocher derrière, mais ils roulent toujours aussi vite. Je reste avec eux jusqu’un peu avant Malines où la trace suit la Senne. Trace qui nous fait faire un fameux détour sans doute parce ce qu’un pont cycliste est en réparation.

    Je roule de moins en moins vite, les kilomètres sont de plus en plus longs.

    Finalement j’arrive à 21h10 à Lier, après 17h10 et 403 km au compteur et 2200 m de dénivelé. La moyenne reste au-dessus de 27 km/h. Moyenne que je n’aurais jamais faite sans l’aide du groupe. Le parcours qui sur papier n’avait pas l’air trop dur, s’est avéré bien plus exigent.

    Patrice est arrivé vers 22h50 avec John dont le GPS lui avait joué des tours.

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    Samedi 14/05/2016 : BRM 300 Waremme
    Par Alain Darville

    Après une pause forcée d’une semaine, les BRM reprennent. Le BRM 300 de Waremme organisé par Jean-Pierre Dupriez n’est certainement, et de loin, pas le plus facile de l’année, mais le parcours proposé vaut la peine d’être roulé, pour les beaux paysages de la province de Liège. D’où le nom : « Tour de la Province de Liège ».

    Patrice et moi, nous sommes au RDV vers 5h30 sur le parking du complexe sportif de Waremme. Les cyclos sont déjà presque tous là. AndréV s’est enfin remis aux BRM, AntonioM qui ne sait pas encore qu’il va vivre une magnifique journée, ainsi que FredD, BernardS, ThierryD, PeterD, GuyR, FrancisV, AlexisD, RobertL, LouisD, FransB, etc…

    Je m’aperçois avec horreur et stupéfaction, en allumant mon GPS, que j’ai oublié d’y transférer la trace et les waypoints que j’avais préparés sur mon pc. Sénilité précoce ou Alzheimer débutant, je ne sais pas encore, toujours est-il que faire un 300 sans trace, cela ne va pas être facile. La feuille de route de 14 pages réduite à 2 feuilles ne va pas être facile à lire en roulant. Je ne suis pas André ou Robert les indécrottables de la feuille de route. Il va falloir faire confiance à mes jambes et suivre quelqu’un.

    Comme nous sommes au mois de mai, nous avons un temps du mois de mars. 8° au départ, vent du nord-ouest, risque de pluie. Tout va bien. Patrice a ressorti pour l’occasion un K-Way orange de son enfance.

    Le départ du petit peloton, fort d’une vingtaine de cyclistes se fait à 6h. Le tempo n’est pas trop élevé. Fred roule avec nous le temps de faire un brin de causette, et de montrer son nouveau vélo, freins à disque, et roue de 700x32. Pour lui, cela ne met pas en péril les performances mais surtout cela permet de passer partout. L’expérience que j’ai des pneus de 700x32 sur mon cyclo-cross me fait dire que c’est quand même un peu moins rapide, mais je n’ai pas la puissance de Fred. Mais je vois bien que Fred a envie d’accélérer, mais il n’ose pas. Il attend la pause pipi du peloton pour s’enfuir avec deux autres cyclos, mais nous le récupérons après la première côte, parce que là, c’est lui qui a dû s’arrêter pour se soulager. Le froid peut-être ? Patrice a déjà testé son 30x34 et mouline comme un malade.

    Mais surtout, c’est Antonio qui est tout fou. Son Rolhoff fuitait. Après être retourné x fois chez son revendeur, celui-ci a enfin accepté de le renvoyer chez Rolhoff. Ceux-ci n’ont pas chipoté et ont remplacé tout l’intérieur. Et là, miracle, tout va mieux. Fini la résistance : « 12500 kilomètres que je me traine avec ce Rolhof, et maintenant je vole ». Dit-il en dépassant tout le monde dans le première montée. On ne sait plus l’arrêter. Même Fred est surpris par le souffle du dépassement d’Antonio. « En tout cas, ils vont m’entendre, depuis 1 an ½ que je me plains des fuites d’huile et de la résistance » dit-il encore. En repassant en boucle : « Et dire que ça fait 12500 km que je n’avançais plus !!». « Je suis même devant toi maintenant », dit-il jubilant, le toi, c’est moi. Maintenant tous les horizons vont s’ouvrir pour sa nouvelle jeunesse, plus rien ne lui est interdit. Même son 600 à dénivelé prévu bientôt a l’air rikiki.

    Une fois passé la Meuse, les choses sérieuses commencent. Après Sint-Martens-Voeren, on se tape une montée à 12%. Je me dit que ce ne sera pas long à ce rythme, et pourtant, c’est long. Toutes les vitesses y passent et même celle que je n’ai pas. Mon cœur se rappelle à mon bon souvenir. Pulsations à 180. Robert me dira plus tard, que c’est la côte la plus difficile. Je veux bien le croire, mais j’ai du mal.

    1er contrôle à Hombourg, dans une boulangerie. Nous retrouvons Fred, Guy, Johan, etc… en attente derrière un type qui achetait la moitié de la boulangerie. Ils n’y tiennent plus, ils repartent asap. Arrivés à 8h48, nous repartons à 09h02, nous avons fait 70 km.

    Je repars avec Thierry, Bernard et Alexis, avec qui je vais faire tout le reste du parcours.

    Maintenant, c’est direction l’Allemagne. Nous allons prendre prêt de 400 m d’altitude pour plafonner à 590 m. Le tout sur des ravels allemands à 1%. Le vent est favorable, ce qui fait que ça roule bien. C’est une très belle région et les pistes sont excellentes. Alexis doit gérer une alarme dans sa maison depuis son vélo, le tout en roulant. Belle exercice de style !!!. Thierry a de grosses sueurs et transpire abondement ??? Le stress, une pâtisserie qui ne passe pas, le pédalage de Patrice ?. Thierry : « Je roulais derrière Patrice sur mon grand-plateau et tout d’un coup, à l’approche d’un léger faux-plat, il a tout passé à gauche, il s’est mis à mouliner comme un damné et j’ai failli lui rentrer dedans !! ».

    Nous arrivons malgré tout au 2ème contrôle à Mützenich. Km 112, il est 10h58. Nous retrouvons Fred et sa bande arrivés trop tôt, le restaurant n’ouvre qu’à 11h. Nous repartons à 11h35, loin derrière tout le monde, Patrice, Robert, et Antonio sont déjà repartis. Thierry a dû changer de vêtements.

    Et nous repartons.Visiblement, savoir Patrice et Cie devant, a un peu mis du piment à la poursuite et nous roulons plus vite. Encore quelques ravels, quelques grosses montées, et après une bonne heure, nous avons le groupe en ligne de mire. Patrice est avalé suivi d’Antonio, Robert et Peter.

    Nous arrivons à Vielsam, 3ème contrôle après 166 km, vers 13h40. Le vent devient de plus en plus de face, cela promet pour la suite. Comme c’est contrôle libre, chacun va un peu où il veut. Et comme nous faisons long, nous repartons à 14h10. Nous revenons sur Patrice bloqué à un feu rouge, tout surpris de nous voir là, il pensait que nous étions loin devant.

    Mais maintenant, nous allons un peu souffrir, Vielsam étant dans une cuvette (370m), il faut en sortir, et nous allons jusqu’à la Baraque Fraiture, à 632 m, vent de face. C’est un peu la débandade. Peter qui est reparti avec nous veut nous faire tourner face au vent, mais c’est vite le fiasco, le groupe explose rapidement. Nous avons un long relais à faire, 75 km. Peter retrouve Guy et Francis et continue avec eux. Robert a quelques problèmes et commence à souffrir. Fred, il y a longtemps qu’il est déjà arrivé.

    Nous arrivons à 17h25 à Pont-de Bonnes, 4ème contrôle. Nous avons fait 238 km. Repos, long repos. Bernard a repéré un marchand de glace et veut une glace. Pour ne pas le laisser tout seul à manger sa glace, Alexis et moi, nous en mangeons une aussi. A 18h05, nous continuons notre route vers Huy. Au loin, nous avons vu Antonio arrivé. Robert aussi, mais lui chez le marchand de glaces.

    Thierry trace la route pour arriver à Huy. Alexis, le régional de l’étape, nous fait faire un parcours alternatif pour traverser la Meuse, plus long, mais il évite des travaux.

    Maintenant nous roulons vers Waisseiges, le 5ème contrôle, Alexis nous abandonne, il rentre chez lui, sa maison est sur le parcours. Il était venu, le matin à vélo. Mais il y avait surement moins de vent le matin, maintenant, il souffle comme à la mer.

    A Wasseiges, Il est 19h30, 274 km sont fait. Nous allons quitter le vent de face pour retourner à Waremme. Tout d’un coup cela roule mieux. Thierry veut même rentrer chez lui à vélo, si le vent reste comme ça. Mais Bernard a une fringale et doit manger quelque chose.

    Nous arrivons vers 20h55 chez Jean-Pierre qui nous attend chez lui, avec un sandwich et un verre de bière. Antonio, Robert, Patrice et un 4ème cyclo, arriverons à 9h20. C’est une bonne nouvelle pour moi, je ne devrai pas attendre Patrice jusque minuit. Antonio n’est toujours pas remis du changement fait à son Rolhoff.

    C’était un beau parcours, dommage pour le temps, le vent, et le froid. Certaines routes ne sont franchement pas terrible, mais c’est une constante en Belgique. J’ai du resserrer ma direction de mon vélo, il y avait du jeu.

    Il faut encore rejoindre le parking de Waremme à +- 1,5 km et le BRM est fini.

     

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    Lien vers les photos de Guy Roefs

     

     

     

     

     

     

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