• Sorties Avril 2016

     

    Samedi 30/04/2016 : Le BRM 300 d’Anderlecht
    Par Alain Darville

    C’est au tour de l’Aurore-Cyclo d’organiser un BRM. Un 300 km. Avec un dénivelé annoncé de 2800 m.  En regardant la carte, c’est en fait un vraiment très grand tour de Charleroi que nous allons faire.

    Donc, merci à AndréV, pour le boulot qu’il fait, pour faire le parcours, organiser les contrôles, faire la trace GPS et la feuille de route. Et merci à tous ceux qui sont venus rouler ce BRM.

    Le BRM existe déjà depuis quelques années, mais il n’est jamais vraiment identique. André change chaque année le parcours, avec des contrôles différents. Pierre-YvesR voulait gouter les bières à Maredsous et à Chimay, comme Chimay est contourné il pourra prendre double ration à Maredsous.

    Les habitués sont au départ : LouisDV, PeterD, AntonioMC, BernardS, FransB, GuyR, FrankS, PatriceM, FredD, ThierryD, PatrickDV, Pierre-YvesR, BrunoE, BernardP,  YvesW et tous ceux que j’oublie ou dont je ne connais pas le nom.

    A 6h30, le peloton s’élance, il fait déjà clair. Question météo annoncée : Pluies sans doute toute la journée, et vent du Nord qui se renforce dans l’après-midi. Température, entre 6 et 10°c. Pas vraiment une météo de fin avril.

    Nous partons, direction Drogenbos et Rhode St Genèse, pour nous arrêter au 1er contrôle à Maleizen seulement 25 km après le départ. Il est 7h35. Il y a donc du monde, c’est un peu un contrôle express.

    Après cet arrêt, le groupe explose en petits éléments. Nous roulons loin derrière les premiers. Nous sommes 5, Pierre-Yves, Fred, Thierry, Yves et moi. L’allure n’est pas exceptionnelle, la route mouillée et le crachin n’incitent pas à prendre des risques. Le relief du parcours dans le Brabant Wallon n’est pas des plus faciles non plus. Nous passons par Genval, Ottignies, Mont St Guibert.

    Passé, Corroy-Le-Château et le golf de Falnuée, Thierry crève. On s’arrête. Pendant que Thierry répare nous voyons passer les autres, dont Patrice.

    L’allure s’accélère ensuite, nous roulons même à + de 35 km/h pour aller vers Ham-sur-Sambre. Mais la longue montée pour aller sur le route de Fosses-la-Ville est vraiment trop longue pour moi, P-Y, Fred et Yves s’échappent. Nous repassons Patrice, Louis, et Frans.

    A Fosses-La-Ville, prendre le Ravel vers Maredsous n’est franchement pas évident. La route est vraiment trop fréquentée pour arriver à le prendre sans trop de risques entre les voitures. Il faudrait prendre ce Ravel un peu plus tôt, comme ça il n’y aurait qu’à traverser la route. En plus certains cyclos se trompent et prennent la petite route sans issue qui suit.

    Sur le Ravel, P-Y et sa bande nous attendent Thierry et moi. Je fais l’effort de les rejoindre, mais Thierry reste en arrière. Et c’est reparti pour une partie de manivelles. Ce Ravel est un long faux plat montant de 10 km pour ensuite redescendre vers la Meuse et Maredsous.

    Un peu avant d’arriver à Mardsous à la sortie du Ravel, un bout de trace GPS manque. Ceux qui connaissent savent qu’il y a un petit chemin de m… à 12% pour arriver à l’Abbaye. Les autres, dont Thierry, partent par la route vers Maredret pour ensuite aller jusqu’à l’Abbaye, petit détour de quelques kilomètres.

    Il est 10h55 après 100 km. Nous sommes au 2ème contrôle, à Maredsous. Nous allons faire une pause de 30 min. P-Y a des soucis de chaussettes qui baignent dans la flotte des chaussures. Avec la pluie, nous sommes trempés et assez frigorifiés. Nous revoyons Patrice pour la dernière fois.

    Et nous repartons à quatre, Thierry va continuer avec Bernard.

    La partie jusqu’Hastière n’est franchement pas facile. Quelques longues montées font que je décroche encore une fois. Ils sont trop forts pour moi, dès que ça monte.

    A Hastière, ils m’attendent. P-Y : « Ça ne fait qu’une minute qu’on t’attend ».  Une minute sur 10 km, c’est beaucoup trop !!!

    Nous continuons vers la France, en longeant la Meuse, par le Ravel qui passe par Doische.

    Le 3ème contrôle, à Vireux-Wallerand. Nous avons fait 135 km, et nous croisons le groupe de tête qui repart vers Mariembourg. Il est 12h50, il fait presque beau, nous sommes secs. Et c’est tant mieux, car le ravito se fait dans une boulangerie, où les éclairs au chocolat sont très bons.

    La pause est courte, même pas 15 min et nous repartons. Nous voyons au loin Patrice qui attend au feu rouge, ce que nous ne faisons pas car maintenant nous allons nous taper le tronçon assez dur vers Cerfontaine. Au début je joue au yoyo avec les autres, après la montée je reviens car ils ralentissent. Mais pour arriver à Cerfontaine, ça monte, donc je décroche. Yves est carrément arrêté pour cause de pause pipi.

    A Cerfontaine, après 172 km, c’est le 4ème contrôle. Il est 14h40. Et je suis le premier dans la boulangerie du contrôle officiel. Donc, je me doute bien que les autres ont été ailleurs. Je vois le groupe de tête repartir quand je mange ma gosette aux abricots. Mais je ne sais pas où sont P-Y et Fred.

    Je repars donc, et P-Y me téléphone pour savoir où je suis. Ils vont arriver, mais les connaissant, ils doivent foncer, donc je vais rouler pépère en les attendant. Je vais quand même rouler 25 km avant qu’ils ne me rejoignent. Yves n’est pas là, il avait des crampes.

    Nous continuons sur le Ravel  vers Thuin. Le vent du Nord est bien là. Froid et humide, il repleut de temps en temps. Le Ravel est très sale. Quand on suit un autre cyclo on se ramasse des litres de boue dans le tronche. A Thuin, nous faisons une pause Ravel, mais c’est pour mieux repartir. Rouler vite sur ces Ravel, c’est bien, mais c’est usant, du moins pour moi. P-Y et Fred semblent inoxydables.

    A Strepy-Bracquegnies, nous faisons une pause « jus de chaussette », P-Y patauge toujours dans ses chaussures. On se ravitaille, car c’est un très long relais : 85 km. Vent de face et en montée, c’est long.

    Nous passons l’ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu, on le longe en grimpant. Donc je me retrouve encore une fois seul, et je vais continuer jusqu’au 5ème contrôle de Neufvilles, devant une librairie fermée. Km 258, il est 18h45. Je retrouve P-Y et Fred. On fait des photos pour André, pour prouver qu’on est passé par là. Et on fait la causette avec un ancien cycliste amateur de 72 ans qui nous demande ce qu’on fait là. Il ne comprend pas trop pourquoi on ne roule pas à 40 km/h sur le 300. Nous non plus, mais bon…

    Yves arrive juste quand on repartait. Il fait une pause de 4 min, et c’est reparti. Je reste derrière P-Y et Fred qui tracent toujours jusqu’à la première grosse montée. Je hais les montées. P-Y dira : « on n’a pas accéléré, c’est toi qui a fortement ralenti !! ». Je vais pouvoir me taper le vent de face en solo jusqu’à Bruxelles. Comme je suis cuit depuis un bon moment, je continue à une allure de petit garçon. Même les escargots me dépassent en courant.

    Deux heures pour faire 40 km, la honte. Il est neuf heures quand j’arrive enfin à Anderlecht. 14h30 pour le faire, à une moyenne de seulement 23,3 km/h. « Ça ne fait qu’un ¼ d’heure qu’on t’attend » dira P-Y. Yves semble avoir récupéré depuis longtemps de ses crampes.

    Le 300 km en fait 295. Le dénivelé annoncé de 2800 m est en fait de 2600. André nous attend à l’arrivée. Antonio est encore à 40 km, donc André sait qu’il attendra encore au moins deux heures. Quant aux autres, ils pédalaient toujours. Les vélos auront aussi bien souffert, les patins de frein auront rétréci de moitié.

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    Samedi 23/04/2014 : Le BRM 200 de Lier
    Par Alain Darville

    Le BRM 200 de Lier est traditionnellement un BRM de vitesse. Le parcours est en effet plat, à peine 200 m de dénivelé pour 200 km. Et effectivement à 8h le peloton s’élance et c’est parti pour du 30 km/h pendant 7h.

    Du club, sont présent, Patrice, Pierre-Yves, Nicolas et moi. Patrice va rouler le BRM en solo (comme d’hab), les autres vont commencer dans le groupe.

    Il ne faut malheureusement pas très longtemps pour que lors d’un croisement avec un camion sur une petite route, une chute se produise impliquant quelques cyclos dont les principaux protagonistes sont LouisDV et FransB. Le camion a pu s’arrêter à temps (il ne roulait pas vite), mais Louis a le doigt en sang, pour Frans c’est plus embêtant, quelqu’un est tombé sur sa roue arrière et celle-ci gondole assez fort. En s’y mettant à plusieurs la roue est redressée mais elle ne tourne plus vraiment rond. Cela ne va pas empêcher Frans de continuer et de finir ce 200 pas loin des premiers.

    Celui qui étonne, c’est FrankS, il se met devant le groupe, y reste et tire tout le monde à + de 30 km/h. Il ne demande même pas de relais. Est-ce le futur ChristopheA ?

    Nous rattrapons ensuite tous ceux qui n’ont pas attendu le groupe, Antonio, Robert, Daniël, Patrice. Patrice qui n’a pas attendu Antonio, Patrice qui roule enfin plus vite (tout arrive).

    Mais à l’écluse 4 du canal Bocholt-Herentals, une hésitation sur la direction à suivre, fait que maintenant c’est Nicolas qui tombe, et qui tombe sur son coude. En le voyant incapable de se relever tout seul, je me dis qu’il doit y avoir quelque chose qui ne va pas. Mais Nicolas est courageux, il va continuer, en tenant son guidon d’une main. Il ne sait plus se mettre en danseuse, ni tirer sur le guidon. Le coude bouge, mais le mouvement est assez limité. Chaque bosse ou trou de la route, lui fait très mal.

    Nous arrivons à 10h25 au premier contrôle à Bergeijk aux Pays-Bas après 66 km. Nous repartons devant le groupe, enfin nous, Nicolas et moi, Patrice est déjà loin et Pierre-Yves continue avec FrankS qui tire toujours tout le monde. Laisser Nicolas dans le groupe, est sans doute dangereux avec tous les changements de direction. En plus cela va s’avérer impossible, avec le vent, les relances à l’arrière du groupe sont impossible, il faut monter entre 35 et 40 km/h pour revenir.

    Nous continuons donc à deux jusqu’au 2ème contrôle à Achel et son Abbaye. Il est 12h20, 110 km ont été faits. Pierre-Yves est tout étonné de nous voir arriver juste derrière le groupe. Une longue pause de 30 min sera faites, il faut faire la file au self-service. Le groupe part sans nous. Maintenant nous allons rouler à trois, Pierre-Yves reste avec nous. En fait nous allons tirer Nicolas jusqu’au kilomètre 190. Pierre-Yves et moi, nous allons nous relayer tous les 400 m pour rester à 30 km/h le long du canal. Exercice difficile et épuisant. Nicolas suit, parfois fait du yoyo, on ralenti quand il le faut, pour qu’il revienne, souvent à mal quand il faut passer une bosse, mais il s’accroche. Le vent de côté n’est pas trop pénalisant. Nous repassons vite Patrice qui fait du cyclo-cross en faisant un raccourci.

    A 14h30, nous avons fait 155 km. Nous sommes au 3ème contrôle, pas loin de Geel, le long du canal. Il reste 45 km, je vais encore tenir 35 km, mais le vent se renforce de plus en plus, et la fin deviendra un peu plus laborieuse. Nicolas, assez frais fait des accélérations face au vent, mais je ne peux plus suivre.

    Il est 16h25 quand nous avons fini. Il y a déjà du monde dans le café. Patrice arrivera 25 minutes après nous.

    Quant à Nicolas, comme son coude ne s’arrange pas, une visite aux urgences d’un hôpital serait peut-être nécessaire.

    Finalement, il aurait une luxation du coude et il devra mettre quelques jours une atèle.

    Nicolas a du courage et pas beaucoup de chance depuis qu’il a commencé à faire ses BRM. Le premier où il a abandonné après avoir crevé trois fois de suite, et où son GPS est tombé en panne. Son 2ème où il a fait une rallonge de 20 km, son 3ème où il a failli rater le 2ème contrôle et continué tout seul le BRM et maintenant son 4ème où il est tombé.  

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    Samedi 16/04/2016 : Le BRM 200 de Saint-Trond
    Par Alain Darville

    Le brevet de Saint-Trond organisé par RohnnyV et FrancisV est un très beau brevet, mais aussi un très dur. 2000 m de dénivelé, montés en bonne partie de l’autre côté de la Meuse, puisque le but de ce BRM est de grimper jusqu’au barrage de la Gileppe.

    Pas beaucoup de monde, moins de 20 partants, mais le BRM 200 de Tournai est en concurrence. Pierre-Yves n’a pas pu venir, du coup Nicolas non plus, du coup nous ne sommes que deux du club, Patrice et moi. Patrice a pris son vieux vélo avec trois plateaux devant, avec un 26x32, pour être certain d’arriver en haut des côtes (mais pas certain de ne pas tomber à force de faire du sur-place dans les haut-pourcentages). Patrice, je le verrai un peu au départ, un peu au premier contrôle et beaucoup à la fin, en train de dévorer le reste des tartes offertes par les organisateurs. ( :

    Le groupe est parti à 8h tapante. Le vent sera d’Ouest, parfois du sud, annoncé assez fort, pourtant pas trop embêtant.

    Je me retrouve assez vite dans le petit groupe de PatrickD et de FrancisV, composé de six cyclos avec moi. La partie limbourgeoise dans les vergers est assez vallonnée, le vent souvent favorable fait que je m’accroche. Les montées à 10% sont passées sur le grand plateau, mais la succession de ces montées fait qu’après 40 km, mes cuisses n’en peuvent plus. Je continue seul, et maintenant je dois récupérer pour ne pas finir derrière Patrice. Patrice qui va jouer au yoyo avec RobertL et DaniëlD.

    Au premier contrôle après 60 km à Hermalle-Sous-Argenteau, je retrouve les autres. Il est 10h15, vitesse moyenne 27 km/h pour presque 500 m de dénivelé. AntonioM et RogerB sont là. Ils sont partis vers 7h30. Les autres arrivent au compte-goutte et Patrice finit par arriver. Patrice a des petits problèmes avec son dérailleur arrière. Les pignons ne passent plus, seuls les plus grands sont atteignables, c’est une bonne nouvelles pour les montées, pour les descentes, il va apprendre à travailler sa vélocité et tourner les jambes à la cadence des professionnels (110-120 tours-minutes).

    Pour moi, la vélocité, sera plutôt de 40-50 dans les nombreuses côtes qui vont suivre. Je vais continuer tout seul. En paliers, nous allons monter à presque 350 m. Le parcours passe devant la mine de Blegny et le cimetière américain d’Henri-Chapelle. Je passe JanG et un allemand dans une longue et forte côte. Le vent souffle de plus en plus fort et le ciel est de plus en plus menaçant. Quelques gouttes tombent, mais cela va toujours.

    Le parcours passe par le Barrage de la Gileppe, et la montée dans les bois aurait été plus rapide à pied (cette fois c’est moi qui vais tomber à force de ne plus avancer). Au sommet Rohnny fait des photos. La boucle du barrage fait +- 5km. C’est assez « amusant » de voir qu’en montant je croise en descente les forts (groupe Francis), quand, c’est moi qui redescends, je vois Jan puis Robert et Daniël, mais pas de Patrice.

    Le 2ème contrôle, à Dolhain, après 118 k, il est 13h20, je n’ai plus 27 km/h de moyenne.

    Je fais une pause de 20 min, et je repars avec le groupe de Francis, mais pas longtemps, pour quitter Dolhain, ça monte, et pas un peu. Il a plu pendant la pause, mais ce n’était que le début. Après la côte il va pleuvoir, grêler, la température va chuter à 6°c. Dans ce cas, il faut continuer, ne pas s’arrêter pour ne pas se refroidir. Mais avec des lunettes la lecture du GPS devient un peu difficile. Je n’y vois plus grand-chose. Comme l’eau coule à torrent sur les routes, les descentes deviennent un peu périlleuses, et la cohabitation avec les voitures devient un peu difficile.

    Je repasse Antonio et Roger. Antonio téléphone a toute sa famille sous la pluie, Roger doit se demander s’il n’est pas devenu fou. Je passe le groupe de Francis à l’arrêt pour une crevaison, et je continue dans la flotte. La « petite averse » s’arrête enfin, j’ai de la flotte dans les chaussures, les montées se font avec des flotch-flotchs dans les godasses. Je n’ai plus qu’à sécher en roulant. La longue descente vers Visé va m’y aider.

    J’arrive à Glons au 3ème contrôle après 166 km, il est 15h50. Juste avant le groupe de Francis.

    Maintenant, il va faire sec jusqu’à l’arrivée (enfin j’espère), je peux continuer sans mon imper. Parce que maintenant ça va chauffer, je vais continuer avec le groupe. Antonio qui a fini de téléphoner à tout le monde arrive avec Roger, quand nous partons.

    Sur le plat, c’est bon, au roule vite. J’essaye même de faire un relais de qlq kilomètres, mais dès que ça monte… Je m’accroche… J’essaye tout, le grand, le petit plateau, mouliner, tirer, mais dès que Patrick se met en route, je décroche. Je reviens chaque fois, à la faveur d’un ralentissement.

    A Tongres, nous faisons un petit hors trace pour cause de route barrée, un peu plus loin, Francis nous entraine dans un hors-piste sur des parkings privés.

    Nous arrivons enfin, juste avant qu’il ne pleuve. Il est 17h40. La moyenne n’est pas terrible : 24,7 km/h. J’ai l’impression que ce BRM est chaque année plus dur. Question météo, après celle pourrie de 2015, cette année est aussi une bonne année, question pluie et vent.

    Les autres auront eu droit à une douche finale.

    Francis et Rohnny, nous offrent d’excellentes tartes qui sont dévorées par tous les affamés.

    Patrice qui a retrouvé quelques pignons quand il a commencé à pleuvoir (L’eau a dû laver la crasse accumulée depuis 10 ans) a pu faire les descentes de plus en plus vite et a déjà fini vers 19h.

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    Dimanche 10/04/2016 : Sortie club avec le club Dragon Audax Mons

    Guy avait invité son deuxième club, les Dragon Audax Mons à venir découvrir la région du Pajottenland, jusqu’à l’Escaut et Dendermonde. La journée était ensoleillée et idéale pour faire une randonnée découverte à travers la campagne.

    Quelques gars du club se sont joints aux cyclos de Mons et ont fait les 105 km du parcours : PhilippeV, Jean-Paul, Jean-Pierre, Jos, Nicolas, Lucien, Pascal et moi avec Guy. Daniel a fait une sortie en solo.

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    Samedi 09/04/2016 : Le BRM 300 d’Ostende
    Par Pierre-Yves Rosoux

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    Jusqu’en début d’après-midi j’ai vu plusieurs fois Alain, au début sur la route avec Patrice puis ensuite ‘seul’ aux 3 premiers ravitaillements. En cassant la croute, Alain me disait qu’il ne savait pas suivre les plus lents de ‘son’ groupe (mais on connaît son exagération légendaire) et qu’il envisageait de vendre ou même donner tous ses vélos !!! (avis aux amateurs ;-) Un peu écœuré, il me confie penser passer du cyclo à la pétanque basquaise !

    Au cours de la journée, différents groupes se sont formés malgré le peu de randonneurs présents (max 25). Je prends rapidement la roue de 7 randonneurs dont quelques grosses pointures ! Je sous-estime leur force et ma condition et 10 km après Wissant, le groupe se scinde en 2 : 5 (très) forts devant et 3 un peu plus loin dont moi. Je roule avec Marcel et Peter qui décident de s’improviser un arrêt supplémentaire pour boire quelque chose. Je décide de continuer seul et 500 m plus loin, j’ai une belle crampe, je paye ‘cash’ ! Je continue (sinon je risquerais de ne pas pouvoir remonter sur mon vélo), je mords sur ma chique et pédale plus souplement. Dans le village suivant je me rue sur un pain au chocolat et nourriture-miracle, tout est résolu.

    Je vais bientôt devoir recharger mon GPS (qui est à 30% de charge) sur ma dynamo quand je me rends compte qu’il me manque un des 2 câbles ! Je jure tout haut, j’ai bien la feuille de route -que j’ai emportée pour une fois- mais nous sommes au 21ème siècle et je trouve que le gps offre pas mal d’avantages. Dès lors, je recommence à pédaler plus rapidement pour arriver avant l’extinction de mon Garmin . Il me reste 14% quand je rejoins le groupe ‘fort’ attardé par une crevaison 10 km après le dernier ravito. J’explique à un d’entre eux que mon gps , c’est la course contre la montre et que je ne les attend donc pas. En parlant de crevaison, on fut 3 à crever aujourd’hui (dont moi avec un tout nouveau pneu). Pas certain que les routes françaises soient plus propres/en meilleur état que nos centaines de kilomètres de nids de poules belges…

    A 19h08, j’arrive sur le parking de Raversijde, avec 2% de batterie GPS, où je suis surpris de voir Patrice qui a « revisité » le parcours pour en faire un BRM 260.

     

    Au final, une bonne journée chahutée (météo, crevaison, gps) qu’on peut résumer en 1 mot : « AFZIEN ». Mais il y a quelques points à améliorer pour le prochain brm et le point positif était aussi le test-convainquant- de ma nouvelle monture, … Steel is real !

     

     

    Par Alain Darville

    Mon seul regret dans ce BRM est que Patrice l’a raté à cause de moi. Je lui ai tellement dit que je n’avais pas trop envie de l’attendre 3 heures dans le noir et le froid, qu’il a renoncé et que c’est lui qui m’a attendu deux heures dans le noir et le froid. Il a fait 250 km en finissant deux heures avant moi. Chercher l’erreur. Est-ce que je roule si mal, ou est-ce Patrice roule mieux qu’il ne le pense et que moi, je ne le pensais ?

    Nous sommes donc partis un peu avant le peloton, juste avant 6 heures. Patrice traçait un peu vite à mon gout, mais le vent ne s’était pas encore levé et nous suivions la trace GPS aveuglément. Nous avions roulé plus de 40 km sans voir revenir sur nous le groupe, et pour cause, il était devant. En passant le groupe à l’arrêt pour cause de pneu éclaté de Liesbeth, je regardais l’air interrogateur de Pierre-Yves qui ne comprenait pas trop, comment nous étions derrière. « Et pourtant nous avons suivi la trace !! » dit-il. Bon passons la dessus, Patrice est déjà loin. En chassant Patrice je passe Antonio qui mouline toujours aussi vite. Mais il ne faut pas longtemps pour que le groupe ne passe à toute allure. Patrice est dedans, je me mets donc derrière dans l’aspiration. Mais Patrice finit par lâcher, trop vite. Je continue avec le groupe, ça roule vite, et je me repose (un peu) sur le plat.

    Watten, 1er contrôle, tout le monde est là. Patrice va dans un autre café.

    Et nous repartons avec le groupe, je suis devant avec Pierre-Yves, mais cela ne va pas assez vite, et ça commence sérieusement à monter. Je me mets dans le rouge à essayer, en pure perte, de suivre les plus forts, je continue cramoisi, et j’explose à la première grosse montée venue.  Vent de face, avec des montées qui se suivent à l’infini avec des % minimum de 6% et des pointes à 12%, j’en ai vite plein le c…, j’en ai marre. Le groupe, des « moins forts », aussi lâché, me rejoins, je vais faire tout le BRM avec eux : Francis, Louis, Bernard, deux Hollandais, plus tard Liesbeth et le collègue marin de P-Y.

    Pierre-Yves a crevé. Les forts sont aussi forts pour réparer et comme en Formule 1, nous avons à peine eu le temps de les passer, qu’il nous repassaient pleins tubes.

    A Bourthes, deuxième contrôle km 130, nous les voyons encore prendre leurs pauses. Et nous leur disons adieu.

    Nous nous continuons notre petit bonhomme de chemin, et moi mon calvaire personnel avec toutes ces côtes.

    Au 3ème contrôle, à Saint-Martin-Boulogne, au sommet d’une côte à 9% pour un dénivelé de 200 m, qui fera dire à Bernard, « c’est quoi ce Ventoux ici ? » nous arrivons quand les forts partent.

    Un peu après le départ du 3ème contrôle, Bernard crève son pneu. Une magnifique vis l’a percé. La vis est coriace et ne veut pas s’enlevé du pneu. Je suis prêt à sortir mon tournevis quand elle se décide à venir.

    Maintenant, cela ira mieux, le vent devient favorable, les côtes deviennent plus faciles, et je peux enfin tirer les développements qui me conviennent. Mais il commence à pleuvoir et cette pluie ne s’arrêtera plus et s’intensifiera de plus en plus.

    Les falaises et la mer ne sont pas terribles quand il ne fait pas beau, c’est mieux sous le soleil.

    Wissant, 4ème contrôle, km 184. Nous continuons à huit. Vent dans le dos ou de côté, nous roulons enfin plus vite, même si maintenant, c’est moi, qui trouve qu’on se traine un peu trop. Avec le vent, on pourrait aller bien plus vite, mais j’imagine, que tout le monde est bien fatigué.

    Au km 260, au 5ème contrôle à Hondschoote, je reçois un SMS de Patrice qui m’attend à l’arrivée. A bon, il a mis un moteur dans son vélo ?

    Il reste 40 km à faire, nous finissons à 21h10 dans le noir en passant par Raversijde et sa digue. J’ai quand même fini en tirant tout ce petit monde les 10 derniers km. Sous la flotte nous remettons nos cartes dans la boite aux lettres de Julien.

    Patrice est bien là à m’attendre à l’abris du vent et de la pluie, nous nous sommes trempés et frigorifiés.

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    Lien vers les photos de Mitch Bultinck

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    Dimanche 03/04/2016 : Zellik - Heuvels en bochten
    Par Pierre-Yves Rosoux

     

    Zellik, pourquoi pas ? C’est proche de BXL et cela permet de rouler de nouveaux circuits !

    J’arrive à 8h15 (départ annoncé à 8h30) et Eric est déjà dans les starting blocks, les pieds sur les pédales. Il m’annonce que Jean-Louis, Jean-Paul et José sont déjà partis, Guy est présent aussi.

    Tellement pressé (?), Eric me conseille de partir rouler puis de m’inscrire au retour, ce qui n’est pas vraiment la « procédure » ! Je m’acquitte rapidement de l’onéreuse inscription (2€ !) et on se met en selle. Eric me raconte l’accident de vélo qu’il a eu il y a 2 semaines, il est tombé sur sa tête, je comprends mieux maintenant son conseil pour mon inscription ;-) !

    Après quelques centaines de mètres, impossible de ne pas reconnaître le style particulier de Guy qu’on dépasse et salue.

    Une fois que nous sommes chauds je me rends vite compte qu’Eric n’a pas beaucoup de séquelles de son accident, il roule très vite et j’ai du mal à le suivre, je prends vite une centaine de mètres de retard, et il continue à pousser imperturbablement sans se retourner, notre moyenne est alors de 31 km/h.

    Après un ravitaillement-éclair, la gaufre m’a revigoré et je prends de plus en plus de relais. Ce n’est pas la grosse affluence comme sur les Bianchi’s et on roule souvent à 2 ou 3, pas plus.

    Par contre, aucune trace de nos 3 copains partis à 8h, ont-ils choisi une autre distance ? Au gré des villages dans la région d’Erpe-Mere entre autres, on file vers l’arrivée. A notre surprise nous avons roulé 90 km et non 80 comme annoncé.

    En conclusion, notre club était bien représenté, le parcours était sympa et nous avons pu rouler pour la 1ère fois sous une météo printanière bien agréable !

     

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